A Sion, ça fuse de tous les côtés. Après les affaires Reset (contre Lucerne) et Hochstrasser (YB), plusieurs courriers ont été adressés à la Ligue par les avocats du club.
Première cible: Sion réclame à la Ligue des explications dans le cadre de la suspension indue de Reset, absent contre Zurich. «Comment la Ligue entend-elle réparer sur le plan sportif et financier la fausse suspension de Reset?», (s')interroge une source proche du dossier.
Deuxième cible: Tout en maintenant le protêt déposé dimanche, Sion met désormais en doute l'intégralité même de René Rogalla, dont l'arbitrage partial a favorisé YB aux yeux de plusieurs observateurs neutres. Le club a dénoncé ainsi le cas auprès de la Commission de discipline. L'arbitre est attaqué pour son comportement antisportif et les fausses déclarations qu'il a(urait) rédigées dans son rapport. «L'arbitre écrit notamment qu'il n'a bénéficié d'aucune protection à sa sortie alors que les images TV prouvent que M.?Rogalla était entouré par cinq membres de la sécurité, dont plusieurs Securitas! Ça démontre son parti pris», explique-t-on.
Troisième cible: Pour faire valoir ses droits, notamment celui de rejouer le match contre YB, Sion entend se tourner vers plusieurs experts étrangers. Le club souhaite solliciter des arbitres et leur faire visionner la cassette du match du scandale. Joël Quiniou est notamment pressenti. Charge à eux de démontrer que ce match s'est déroulé dans des circonstances particulièrement troublantes...
Nicolas Jacquier Le Matin