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Un homme heureux

Sion lui donne une chance. Jacobbaci veut la saisir. KEYSTONEMaurizio Jacobacci a vécu les douze derniers mois sur la touche après une expérience avortée à Vaduz. Il retrouve le terrain avec Sion aujourd'hui.

Le destin offre un beau cadeau d'anniversaire à Maurizio Jacobacci. Il décroche un contrat au FC Sion pour ses quarante-cinq ans. Le nouvel entraîneur du groupe professionnel valaisan a découpé les tranches du gâteau hier, il avait paraphé son engagement jusqu'au terme de la saison la veille. Cette signature achève une pause de douze mois après un débarquement prématuré à Vaduz. Jacobacci dirigera son premier entraînement valaisan en collaboration avec Charly Roessli aujourd'hui.

Le technicien italien et le manager du club sédunois partagent une expérience commune de joueur à Bellinzone en 1988. Le trait d'union le plus attractif pour Christian Constantin, le président du club valaisan, est leur passion pour un football offensif. A découvrir dès dimanche contre Servette sur le terrain synthétique de Dorigny à Lausanne.

Comment Maurizio Jacobacci a-t-il atterri à Sion?
Le terrain me manquait beaucoup, le FC Sion m'a fait une offre et je l'ai acceptée. Je ne nie pas que mon diplôme UEFA Pro a joué un rôle puisque le club devait couvrir cette lacune au niveau des exigences requises par la Super League. Mon arrivée marque aussi la volonté du président d'enrichir et d'amplifier l'encadrement technique sur le modèle de travail adopté par la majorité des clubs anglais. Il comprend aujourd'hui cinq personnes dont les compétences se complètent pour la direction du groupe.

Vous aimez le risque...
Christian Constantin polarise l'attention par les incessants changements d'entraîneur, mais il ne faut pas oublier qu'il a du succès dans le football. Toute la Suisse regarde le FC Sion, que les événements soient positifs ou négatifs. Cette attention montre l'importance du club dans le football de ce pays. Il a besoin du FC Sion, il est important que nous puissions jouer les premiers rôles. Je me réjouis de retrouver la Romandie que j'apprécie beaucoup (ndlr. Il a joué notamment à Vevey, à Neuchâtel et à Servette). Le Valais vit pour le foot, c'est attractif pour un entraîneur.

Comment envisagez-vous votre collaboration avec Charly Roessli?
Je connais sa philosophie du football. Nous privilégions tous les deux un jeu offensif, mais nous savons aussi que la solidarité est vitale lorsque le ballon est perdu.

Qu'avez-vous fait durant les douze derniers mois après votre licenciement à Vaduz?
Je ne suis pas du genre à me tourner les pouces à la maison. J'ai effectué un stage linguistique en Angleterre dans une école durant trois mois, puis j'ai vécu en Californie durant un mois afin de mettre en pratique les connaissances acquises. Lors de mon retour en Suisse, j'ai assisté à de nombreux matches de Super League et de Challenge League. Ne pas être engagé auprès d'un club m'a donné plus de liberté pour visiter mes enfants qui vivent au Tessin et pour consacrer du temps à ma fiancée.

Quels souvenirs gardez-vous du FC Sion comme joueur?
Je me souviens d'une défaite 6-1 avec Vevey à Tourbillon. Nous avions ensuite battu Grasshopper 3-1. C'était le FC Sion du président Luisier, une équipe qui exerçait une pression très haut dans le terrain à domicile, qui pratiquait un football offensif devant un public extraordinaire. Les adversaires craignaient de venir à Sion. Nous devons retrouver cet esprit et cette passion.

Stéphane Fournier 
Le Nouvelliste
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