Interrogé par Sportinformation, Christian Constantin explique cette revendication par le respect du droit européen: "On nous a expulsés de l'Europa League en alléguant que nous n'avions pas le droit de saisir la justice civile pour obtenir les autorisations de jouer (ndlr: pour les six joueurs concernés, qui avaient tous entre-temps obtenu un passeport de jeu de la SFL et des autorisations de la justice suisse, précise le président). Cette sanction est contraire à l'engagement pris en 2001 par la FIFA et l'UEFA vis-à-vis de la Cour européenne d'adapter leurs statuts à la justice civile."
Plus directement, le communiqué du cabinet BBDO précise que "la fédération a violé les engagements qui permettent aux joueurs de saisir les juridictions sportives ou les juridictions de droit commun". Et comme la FFF a enregistré l'inscription de Rennes en Europa League, son assignation en justice se justifierait.
L'UEFA est un consortium d'organisations nationales dont fait partie la FFF, Rennes faisant lui-même partie de la FFF, donc tout se tient, estime en substance Christian Constantin, qui évoque aussi les accords bilatéraux entre la Suisse et l'Europe pour justifier sa démarche.
"Nous allons aussi assigner en justice dans la foulée les autres fédérations (écossaise pour le Celtic Glagow, espagnole pour l'Atletico Madrid), précise-t-il. "Mais pas la justice italienne car elle est trop lente."
La FFF, interrogée par l'AFP, a reconnu avoir reçu du club valaisan "un gros dossier". Elle juge "rocambolesque et surréaliste" son assignation. "On ne voit pas ce que la FFF a à faire dans une affaire qui concerne l'UEFA. On n'a pas à être là et on va essayer de le faire comprendre au tribunal", dit-elle.
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