par Sandro Compagno/duf - L’impasse dans laquelle se trouve l’affaire FC Sion a pour origine l’attentisme de l’Association suisse, estime le boss de la FIFA. Interview.
On ne peut éviter de soulever la question du FC Sion. Pourquoi la FIFA menace-t-elle la Suisse d’exclusion du football international?
En tant que président, je ne peux pas me prononcer sur la question. La décision a été prise par le comité exécutif et je n’ai pas voté. J’affirme juste ceci: je suis triste qu’on n’ait pas su régler cela auparavant. Je ne puis en dire plus.
En septembre, vous aviez pourtant pronostiqué que les choses n’iraient jamais aussi loin...
A ce moment-là, personne n’aurait pu prédire que la situation durerait aussi longtemps. Nous nous trouvons actuellement dans l’impasse. Rien n’a changé parce que l’Association suisse n’a rien fait.
–Comment réagissez-vous au fait que Christian Constantin veuille vous attaquer pour contrainte?
Je ne sais pas combien de personnes on déjà voulu m’accuser. Ça ne me touche vraiment pas, à l’heure actuelle.
En Valais, tout le monde connaît tout le monde. Vous parlez-vous, donc, le président sédunois et vous?
Bien entendu que nous discutons. Il est même déjà venu ici (n.d.l.r.: au siège de la FIFA, à Zurich). Mais nous n’avons pas évoqué ensemble ce cas précis. Je n’ai rien à voir avec tout ça. Christian Constantin a récemment confié dans une interview qu’il n’avait rien contre moi personnellement. Nous sommes simplement deux personnes qui évoluent dans des camps opposés. C’est ainsi.