Dans quelles conditions peut-on infliger une sanction à un joueur a posteriori sur la base des images vidéo?
L'affaire Virgile Reset suscite l'ire du FC Sion. Lors de la rencontre Lucerne - FC Sion du 8 mars, Virgile Reset s'écroulait dans les 16 mètres et obtenait un penalty. Mardi, sur la base des images vidéo, la SFL lui infligeait deux matches de suspension. Cette décision provoque la colère du directeur général du FC Sion: «Dans cette affaire, il y a deux poids, deux mesures. Une fois de plus, on sert d'exemple.» Domenicangelo Massimo fait allusion à l'agression d'Inler, alors au FC Zurich, sur deux joueurs sédunois la saison dernière. Malgré des images transmises à la League, aucune sanction a posteriori n'a été prise. «On a frôlé la blessure grave mais apparemment c'est moins important qu'une simulation», déplore le directeur sportif, Paolo Urfer.
Du côté de la SFL, on se retranche derrière le règlement. Pour Urs Studer, juge disciplinaire, le cas est sans équivoque: «Selon la circulaire 948 de la FIFA, un joueur peut être sanctionné ultérieurement sur la base d'images uniquement lorsque l'arbitre a effectué une erreur évidente. C'était le cas pour Reset.» Pourquoi alors ne pas avoir puni les deux agressions d'Inler? «Lors de ce match, l'arbitre a vu la faute mais il a décidé de ne pas avertir le coupable, c'est son choix. Nous n'avons pas à revenir dessus» répond l'homme de loi. Tout semble donc se jouer sur les finesses du règlement
David Vaquin Le Matin