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Le mythe du FC Sion est immortel

Coupe de SuisseOnze finales, onze victoires. Le FC Sion fortifie son mythe d'invincibilité en coupe de Suisse. Dans les chiffres et dans les faits. Il écrit mercredi l'une des plus belles pages de cette légende parce qu'il n'a jamais été aussi proche de la première rature. La coupe s'apprêtait à déborder avec un goût de bouchon. Le public a détourné ce cours défavorable. Sa présence, son soutien, sa ferveur sont les seuls facteurs communs aux différents épisodes vécus successivement de 1965 à 2009. Le défenseur et le dépositaire de l'esprit, c'est lui. «Quand nous entrons sur le terrain, nous sommes en Valais», lâche Enes Fermino. L'enfant de Renens aux origines congolaises qui dispute sa première finale, puise dans cette marée blanche les ressources pour augmenter l'intensité et le niveau de jeu après une entame de match catastrophique.

Cette communion unique entre une équipe et ses supporters se concrétise par des milliers de drapeaux rouge et blanc qui saluent la danse africaine de Serey Die et de Guilherme Afonso pour célébrer la victoire. A ce moment-là, le FC Sion Valais vit plus fort que jamais. Mais il repousse ses limites au-delà de toutes ses frontières naturelles avec un Mozambicain ou un Hongrois. Auteur du premier but sédunois, Goran Obradovic s'empare du ballon dans les filets bernois et le porte au milieu de terrain. Aucun signe extérieur de joie sur son visage, mais une détermination «valaisanne». Ce geste rageur appartenait à Christophe Bonvin lors des finales disputées par le Riddan. Obradovic est Serbe. Mercredi, son coeur était valaisan. La magie de la coupe ne s'explique pas, les mots ne la traduisent pas. Elle se vit. Christian Constantin la vit encore plus fort. Il gagne sa cinquième finale en dix participations à la coupe.

STéPHANE FOURNIER 
Le Nouvelliste
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