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«Il y aura encore quelques tremblements de terre»

Christian Constantin, en visite vendredi à l’UEFA, ne lâche pas son os. (AFP)Christian Constantin, qui a parlementé vendredi avec les gens de l’UEFA, ne voit toujours pas le bout de l’affaire qui oppose le FC Sion aux autorités du football

 

Le Temps: Vous avez eu vendredi une entrevue avec les gens de l’UEFA, contre qui vous luttez pour la réintégration du FC Sion en Europa League. Comment cela s’est-il passé?

Christian Constantin: Plus le temps passe, plus c’est difficile de trouver une solution…
Nous avons discuté avec les ­responsables des compétitions, qui avaient déjà reçu les autres clubs du groupe [Udinese, ­Atletico Madrid, Celtic Glasgow et Rennes] et qui voulaient
savoir comment nous voyions les choses.

– Alors, comment?

– Dans le cadre des 16es de finale, tu fais une poule à trois équipes avec le deuxième de ce groupe I, son adversaire désigné par le tirage au sort et le FC Sion. Chacun joue deux matches, un à la maison et un à l’extérieur, et puis le meilleur de cette poule est qualifié pour les 8es de finale.

– Cette «solution» bafoue le format et le règlement de la compétition.

– Bien sûr. Mais vous, comment voyez-vous les choses?

– Sacrée colle… On laisse l’Europa League se dérouler comme elle est engagée et on dédommage le FC Sion financièrement?

– C’est un raisonnement de petit Suisse à la con. Ce que je vois, c’est que le Celtic, avec 5 points en 4 matches, peut encore se qualifier. Or, comme on les a éliminés en barrage [avant d’être exclu pour avoir aligné les recrues estivales], il n’est pas déraisonnable de penser qu’on aurait fait mieux qu’eux. Alors régler l’affaire en donnant du fric au FC Sion, non, je ne suis pas d’accord avec cette solution.

– Comment les gens de l’UEFA ont-ils accueilli votre proposition?

– Aujourd’hui, ils écoutent. Ils avaient eux-mêmes évoqué d’autres possibilités, mais ils se disent que celle-ci n’est peut-être pas la plus mauvaise.

– Vous mettez l’enjeu sportif en avant mais, à terme, vous allez sans doute briguer des dédommagements d’ordre financier. A quelle hauteur?

– En l’état, je ne peux pas vous dire, nous sommes encore en plein dans les procédures. Aujourd’hui [vendredi], on n’a fait que discuter, et pas de ça.

– Avant cette séance de ­conciliation, vous avez porté plainte devant la Cour européenne avant de traiter Michel Platini de «bouffon du roi» dans les médias espagnols. Un peu comme si vous n’aviez pas envie que ça s’arrange…

– Primo, soyons clairs, ça n’était pas une séance de conciliation. Deuzio, comme je m’y attendais, l’UEFA n’a pas fait de proposition concrète. Et tertio, j’ai l’impression qu’ils étaient plus désireux d’arrondir les angles de leur situation vis-à-vis de la justice civile. Tout cela ne change rien au fond du dossier: on subit une injustice et il faut qu’on en sorte en se battant.

Une fois qu’on a dit tout ça, on n’aperçoit toujours pas le bout du tunnel dans cette affaire…

– Oh non, il y aura encore quelques tremblements de terre d’ici à l’issue des courses. Des choses pas piquées des vers peuvent encore arriver…

– Vous devez bien en avoir encore quelques-unes dans votre manche, non?

– Il en existe, nous avons deux
ou trois choses, mais je ne vous dirai pas lesquelles. Voilà où on en est. Ce dossier est très intéressant…

– N’avez-vous pas peur qu’il finisse par déteindre sur le rendement de votre équipe?

– Peur que ça déteigne? On est déjà minés depuis un moment. Sans tout ça, on aurait fait un début de championnat encore meilleur.

http://www.letemps.ch

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