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El-Hadary veut jouer

El-Hadary veut calmer le jeu. Et... jouer. A suivre de près. HOFMANNLe gardien égyptien souhaite apaiser la polémique autour de son arrivée en Valais. Le club sédunois a sollicité une qualification provisoire auprès de la FIFA.

Essam El-Hadary ne jouera pas contre Neuchâtel Xamax dimanche. Le gardien international égyptien s'impatiente. Les remous provoqués par son arrivée au FC Sion agitent toujours son quotidien et le perturbent. «Je m'attendais à vivre quelques complications, mais je me retrouve sous la pression des journalistes comme si j'étais en Egypte», déplore-t-il. «Quitter Al-Ahly qui a terminé quatrième du championnat du monde des clubs et un pays avec lequel j'ai gagné le titre africain deux fois de suite ne se fait pas simplement. Mais j'aimerais me concentrer sur mon travail ici à Sion. J'aimerais consacrer mon énergie à atteindre mes objectifs sportifs.» Il répète ce credo à plusieurs reprises. Comme pour convaincre les interlocuteurs qui lui font face lors d'une conférence de presse destinée à répercuter le message dans son pays natal. Les échanges sont calmes, aucune agressivité ne marque les propos ou les comportements.

La FIFA sollicitée

El-Hadary ne froisse personne. Son statut d'homme convoité exige de la diplomatie. «Je souhaite que nous évitions les démarches devant un tribunal civil. Je veux me concentrer sur le jeu, le reste est du domaine des dirigeants», dégage-t-il le sujet brûlant lancé par Christian Constantin. «Nous avons sollicité une qualification provisoire auprès de la FIFA, le dossier lui a été adressé aujourd'hui», attaque le président du FC Sion. «La réponse devrait intervenir dans une semaine au plus tard. Si elle tarde trop, nous nous adresserons à la justice civile pour obtenir le droit au travail d'Essam. Aucune raison ne justifie qu'il soit otage de la procédure.» L'évocation de la justice étonne les représentants des médias arabes. «Engager une telle procédure n'est pas notre objectif. Notre priorité était de trouver un accord avec Al-Ahly, puis de nous adresser à la FIFA. Une démarche au niveau civil est le dernier recours. Elle permettrait d'aller très vite, une décision tomberait dans la journée.»

Avant Gianadda?

Le dialogue est compliqué entre les deux parties. «Nous avions demandé à Al-Ahly de s'exprimer dès le 15 février quand nous avons conclu l'accord avec Essam», explique Constantin. «Les dirigeants ne se sont pas manifestés jusqu'au 24. Nous les avons invités pour une rencontre dans le lieu de leur choix aujourd'hui, nous n'avons pas obtenu de réponse. Nous nous adressons donc à la FIFA. Comme souvent dans ce genre d'affaires, la dimension émotionnelle s'impose dans un premier temps avant de s'effacer et de laisser place aux discussions qui concernent l'argent. J'ai dit que j'avais le sentiment d'avoir pris un petit bout de pyramide parce qu'Essam est un grand joueur et que ces monuments sont les plus représentatifs de la riche Histoire égyptienne chez nous.» La Fondation Pierre Gianadda procédera au vernissage de l'exposition «Offrandes aux dieux d'Egypte» le 17 mars à Martigny. Christian Constantin veut exposer son «Pharaon» au public avant cette date. Histoire d'éviter la concurrence.

Stéphane Fournier 
Le Nouvelliste
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