Christian Constantin a confirmé, au lendemain de la défaite de Sion contre YB, le protêt déposé pour, selon lui, une faute technique de l'arbitre René Rogalla.
Le président du club valaisan entend d'ailleurs également jouer la prochaine partie, samedi à St-Gall, sous protêt. "Pourquoi devrais-je me passer de Vanczak contre St-Gall?", demande Christian Constantin.
Le Hongrois, expulsé après avoir écopé d'un second carton jaune sur une simulation de Xavier Hochstrasser, sera en effet suspendu de facto lors de la prochaine journée. "Je veux que le match soit rejoué. Et, si l'ASF est intelligente, elle ira dans ce sens en fixant la partie juste après le dernier match de championnat (ndlr: le 10 mai)", poursuit le président.
Influence indirecte
S'appuyant sur l'affaire Reset suspendu sur la base d'images vidéo pour avoir simulé un penalty contre Lucerne en mars -, le boss du FC Sion veut que des sanctions soient prises. "Si la Ligue décide de lutter contre les tricheurs, elle a là une occasion en or de le faire".
"La décision de la Commission de discipline devrait tomber en début de semaine prochaine, se contente de déclarer Edmond Isoz. Mais il y a très peu de chance pour que la décision de l'arbitre soit remise en cause. D'ailleurs, dans l'affaire Reset, la décision de l'arbitre avait influencé de manière directe l'issue de la rencontre (ndlr: 1-1), contrairement à ce qui s'est passé dimanche à Tourbillon. Le fait de jouer à dix est certes handicapant, mais ne modifie pas directement le résultat d'un match".
Christian Constantin, qui crie à la "faute technique" de M. Rogalla, est prêt à porter l'affaire aussi loin qu'il le peut. "Si nous sommes déboutés en 1re et 2e instance par la Ligue, il nous reste le TAS, puis le Tribunal cantonal vaudois et enfin le Tribunal fédéral". Un cas de figure qui ne semble pas inquiéter Edmond Isoz outre mesure. "Jamais le TAS n'a remis en question les décisions d'un arbitre", rappelle-t-il.
Hochstrasser entre les gouttes
Il n'existe ainsi pratiquement aucune chance de voir la rencontre se rejouer. Ni de voir une procédure ouverte spontanément comme dans le cas Reset à l'encontre de Xavier Hochstrasser, ce qui serait du fait d'Urs Studer, juge de l'ordonnance disciplinaire en matière de compétition de la SFL.
"Pour ouvrir une enquête, il faudrait clairement avoir la preuve qu'il n'y avait rien de répréhensible de la part de M. Vanczak, explique-t-il. En visionnant les images, je n'ai pas vu grand chose. Je ne donnerai donc pas suite".
Reste maintenant à savoir si les diverses commissions et tribunaux seront assez rapides à statuer pour que la fin de saison de Super League ne ressemble pas à un grand capharnaüm. Impossibilité d'attribuer le titre de champion, incertitude concernant l'équipe qualifiée en Ligue des champions et celles retenues pour l'UEFA (dont peut-être Bellinzone en cas de sacre de Bâle): tel serait le pire scénario possible.
Tsr.ch.