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Personne n'est une île | 01 octobre 2006

Au début, ce fut le chaos. La terre s'est mise à gronder et je fus arrachée, transportée, éloignée de mon père, de ma mère, du reste de l'archipel.

J'ai longtemps dérivé sur les océans sans fin. Les tempêtes étaient fréquentes et encore aujourd'hui je ne sais comment j'ai pu m'en sortir sans me désagréger.

Puis ce fut le silence. Les éléments se calmèrent. Pas immédiatement : cela prit des milliers d'années, des ères peut être.

Je ne dérivais plus. Je m'étais fixé sur une crête, au milieu des eaux puisque c'est mon milieu naturel. J'étais seule. J'avais eu le temps de pleurer toutes les larmes (salées) de mon corps de sable mais je goûtais maintenant la solitude.

J'avais été coincée dans le petit groupe d'îlots de mon enfance et j'avais souvent souhaité un cataclysme pour rompre cet attachement. Enfin c'était chose faite...
J'étais seule et bien contente de l'être.

Les jours s'étiraient lentement au soleil. Une barrière de corail s'était accumulée et protégeait ma grève des assauts de la mer. Je me laissais dorer la côte.
Nonchalamment. Les rares pluies suffisaient à combler ma verdure et la faune naissante en mon centre : des rongeurs, quelques invertébrés et beaucoup, beaucoup d'oiseaux.

Ils m'intriguaient : s'ils avaient pu voler jusqu'à moi en si grand nombre (certains jours, j'en étais couverts et leurs cris perturbaient mon sommeil tellurique), c'est que je n'étais pas si éloignée que cela d'une autre terre. Peut être même d'un archipel, comme celui de mon enfance. Mais je me gardais bien de me détacher pour m'en approcher. Je n'allais pas renoncer si facilement à ma quiétude.

Je me fiais ainsi aux éléments pendant des centaines, des milliers d'années encore jusqu'à ce qu'un changement dans le comportement des oiseaux m'alerte. Moins de pépiements, moins de caquètements, moins de plumes, moins de graines, moins de nids, moins d'œufs...
Moins d'oiseaux !
Mais pourquoi s'étaient-ils tous enfuis ?

J'ai mis un certain temps à comprendre que j'avais vieilli seule... et, hum ! pas très bien vieilli... Ma faune m'avait fuie, parce que ma flore, plus aussi luxuriante que dans ma jeunesse ne suffisait plus à sa subsistance. J'étais pelée, sèche, pas très avenante.

Mon appétit pour la solitude m'avait trahi. Depuis quelques temps d'ailleurs, je me voyais partir : ma grève s'était rétrécie, mangée par le ressac que les coraux n'arrêtaient plus. Mes cocotiers n'avaient plus de têtes... décapités par les cyclones !

La sécheresse avait tari mes sources. Je devais faire piètre figure au milieu de l'océan. Et maintenant que j'y songeais : aucun marin aventureux n'avait jamais foulé mes plages d'un pas conquérant. Ah ça ! Je la payais chère ma solitude !

Papa, maman, mes chers frères, mes petits îlots chéris, où êtes-vous ?

Le chagrin était si fort que je résolus de partir à la recherche de mon archipel perdu. Et même si je ne devais pas retrouver mes proches, je m'arrêterais au premier atoll que je croiserais... je leur demanderais de l'aide, je m'intègrerais sagement dans leur écosystème, sans faire de vagues, comme une gentille petite île du tertiaire que je suis.

Mais je devais apprendre à mes dépens qu'on ne se débarrasse pas de ses sédiments aussi vite. Malgré tous mes efforts pour m'arracher à mon milieu, je suis restée figée sur mon talus, rivée à ma crête. En exactement 15 789 ans, j'ai bougé de 23 centimètres... et encore, pas par mes propres moyens : un tremblement de terre sous-marin. Il paraît que ça arrive parfois.
Enfin, tous les 30 000 ans environ.

Alors j'attends. Seule.

..............................................................

Personne n'est une île. Nous avons besoin des autres pour survivre.
Même si nous apprécions parfois l'éloignement et la solitude, nous restons des animaux politiques, c'est-à-dire des êtres qui s'épanouissent au milieu de leurs semblables. Ceux qui renoncent au commerce des hommes finissent souvent comme cette petite île : ils ne sont plus ravitaillés, dépérissent, se sentent frustrés, tentent de vivre sur leurs propres ressources... et les épuisent. Contre l'ennui, contre l'affaiblissement : ressourcez-vous auprès de vos proches, amis ou famille.

" Il y a dans le cœur de chacun un aimant qui attire les véritables amis. Cet aimant, c'est l'altruisme, la disposition à s'intéresser d'abord à autrui. "

Publié par obol à 13:29:53 dans Pour méditer.... | Commentaires (0) |

Que vous faut-il de plus pour être heureux | 08 juillet 2006

Vous seriez plus heureux si vous aviez plus d'argent, n'est-ce pas?

Et si vous aviez plus de temps, et plus d'amour!

Nous arrivons à nous convaincre que notre vie serait meilleure si nous nous marions, avons un enfant, un nouveau travail... Puis nous sommes frustrés parce que les enfants ne sont pas encore assez grands, et que ce serait bien SI...

Après cela, nous sommes frustrés d'avoir des problèmes avec nos ados. Ce sera tellement mieux quand ils seront plus adultes!

Nous nous disons que notre vie sera complète quand notre mari ou notre femme arrêtera de faire n'importe quoi, quand nous aurons une plus belle voiture, quand nous nous payerons des vacances de rêve, ou quand nous serons enfin à l'âge de la retraite.

Ne remettez pas votre bonheur à demain.

La vérité, c'est qu'il n'y a pas de meilleur moment pour être heureux que...

MAINTENANT !!!

Si ce n'est pas maintenant, quand y arriverez-vous? Votre vie sera toujours pleine de défis. C'est quand même mieux de l'accepter et d'être heureux DE TOUTES FACONS. Le bonheur est la voie.

Donc appréciez chaque moment que vous vivez et aimez-le d'autant plus que vous le partagez avec quelqu'un de "spécial"... le temps ne vous attendra pas.

Cessez donc d'attendre...

Il n'y a pas de meilleur moment que MAINTENANT pour être heureux.

Le bonheur est un voyage, pas une destination.

Publié par obol à 17:45:23 dans Pour méditer.... | Commentaires (0) |

Le point de vue des ingénieurs sur le Père Noël. | 24 décembre 2005

Père Noël

Il y a approximativement deux milliards d'enfants (moins de 18 ans) sur Terre.
Cependant, comme le Père Noël ne visite pas les enfants Musulmans, Hindous, Juifs ou Bouddhistes (sauf peut-être au Japon), ceci réduit la charge de travail pour la nuit de Noël a 15% du total, soit 378 millions. En comptant une moyenne de 3.5 enfants par foyer, cela revient à 108 millions de maisons, 54 millions en présumant que chacune comprend au moins un enfant sage.
Le Père Noël dispose d'environ 31 heures de labeur dans la nuit de Noël, grâce aux différents fuseaux horaires et a la rotation de la Terre, dans l'hypothèse qu'il voyage d'Est en Ouest, ce qui parait d'ailleurs logique. Cela revient à 967,7 visites par seconde.
Cela signifie que pour chaque foyer Chrétien contenant au moins un enfant sage, le Père Noël dispose d'environ un millième de seconde pour parquer le traîneau, sauter en dehors, dégringoler dans la cheminée, remplir les chaussettes, distribuer le reste des présents au pied du sapin, déguster les quelques friandises laissées a son intention, regrimper dans la cheminée, enfourcher le traîneau et passer à la maison suivante.
En supposant que chacun de ces 108 millions d'arrêts sont distribues uniformément a la surface de la Terre (hypothèse que nous savons fausse, bien sur, mais que nous accepterons en première approximation), nous devrons compter sur environ 1,4 kilomètres par trajet. Ceci signifie un voyage total de plus de 150 millions de kilomètres, sans compter les détours pour ravitailler ou faire pipi.
Le traîneau du Père Noël se déplace donc a 1170 kilomètres par seconde (3000 fois la vitesse du son). A titre de comparaison, le véhicule le plus rapide fabrique par l'homme, la sonde spatiale Ulysse, se traîne à 49 kilomètres par seconde et un renne moyen peut courir au mieux de sa forme a 27 kilomètres a l'heure.
La charge utile du traîneau constitue également un élément intéressant. En supposant que chaque enfant ne reçoit rien de plus qu'une boite de Lego moyenne (un kilo), le traîneau supporte plus de 500 mille tonnes, sans compter le poids du Père Noël lui-même. Sur Terre, un renne conventionnel ne peut tirer plus de 150 kilos. Même en supposant que le fameux "renne volant" serait dix fois plus performant, le boulot du Père Noël ne pourrait jamais s'accomplir avec 8 ou 9 bestiaux; Il lui en faudrait 360 000. Ce qui alourdit la charge utile, abstraction faite du poids du traîneau, de 54 000 tonnes supplémentaires, nous conduisant à, bonnement 7 fois le poids du Prince Albert (le bateau, hein, pas le monarque).
600 000 tonnes voyageant à 1170 kilomètres par seconde créent une énorme résistance a l'air. Celle-ci ferait chauffer les rennes, au même titre qu'un engin spatial rentrant dans l'atmosphère terrestre. Les deux rennes en tête de convoi absorberaient chacun une énergie calorifique de 14 300 millions de joules par seconde. En bref, ils flamberaient quasi instantanément, exposant dangereusement les deux rennes suivants. La meute entière de rennes serait complètement vaporisée en 4.26 millièmes de secondes, soit juste le temps pour le Père Noël d'atteindre la cinquième maison de sa tournée.
Pas de quoi s'en faire de toute façon, puisque le Père Noël, en passant de manière fulgurante de zéro a 1170 km/s en un millième de seconde, serait sujet a des accélérations allant jusqu'à 17 500 G's. Un Père Noël de 125 kilos (ce qui semble ridiculement mince) se retrouverait plaque au fond du traîneau par une force de 2 157 507,5 kilos, écrabouillant instantanément ses os et ses organes et le réduisant à un petit tas de chair rose et tremblotante.
C'est pourquoi, si le Père Noël a existe, il est mort maintenant. Joyeux Noël

Joyeux Noël.

Egalement tous mes  meilleurs vœux pour la nouvelle année 2006 2006qui nous l'espérons sera pleine de bonne surprises pour vous tous !

Publié par obol à 11:06:38 dans Pour méditer.... | Commentaires (0) |

L'Amour | 18 décembre 2005

Il était une fois, une île ou tous les différents sentiments vivaient : le Bonheur, la Tristesse, le Savoir, ainsi que tous les autres, l'Amour y compris.
   
Un jour on annonça aux sentiments que l'île allait couler.
Ils preparèrent donc tous leurs bateaux et partirent.
 
Seul l'Amour resta.
 
L'Amour voulait rester jusqu'au dernier moment.
Quand l'ile fut sur le point de sombrer, l'Amour décida d'appeler à l'aide.
 
La Richesse passait à côté de l'Amour dans un luxueux bateau.
 
L'Amour lui dit, "Richesse, peux-tu m'emmener?"
 
"Non car il y a beaucoup d'argent et d'or sur mon bateau. Je n'ai pas de place pour toi."
 
L'Amour decida alors de demander à l'Orgueil, qui passait aussi dans un magnifique vaisseau, "Orgueil, aide-moi je t'en prie !"
"Je ne puis t'aider, Amour. Tu es tout mouillé et tu pourrais endommager mon bateau."
 
La Tristesse étant à côté, l'Amour lui demanda, "Tristesse, laisse-moi venir avec toi."
 
"Ooh... Amour, je suis tellement triste que j'ai besoin d'être seule !"
 
Le Bonheur passa aussi à coté de l'Amour, mais il était si heureux qu'il n'entendît même pas l'Amour l'appeler !
 
Soudain, une voix dit, "Viens Amour, je te prends avec moi."
C'etait un vieillard qui avait parlé.
 
L'Amour se sentit si reconnaissant et plein de joie qu'il en oublia de demander son nom au vieillard. Lorsqu'ils arrivèrent sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
 
L'Amour réalisa combien il lui devait et demanda au Savoir
   
"Qui m'a aidé ?"
   
"C'était le Temps" repondit le Savoir.
 
"Le Temps ?" s'interrogea l'Amour.
 
"Mais pourquoi le Temps m'a-t-il aidé ?"
 
Le Savoir, sourit plein de sagesse, et répondit :
 
"C'est parce que Seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la Vie."
 
(par Christian Boucher)

Publié par obol à 15:12:59 dans Pour méditer.... | Commentaires (0) |

Votre valeur, est bien plus grande que vous n'imaginez | 15 novembre 2005

Une jeune femme, Nicole, a une promotion dans son travail. Les commentaires commencent et vont bon train.

"Elle a eu le poste parce qu'elle est mignonne. Elle a dû taper dans l'œil d'un chef."
"Avec le peu d'expérience qu'elle a elle ne mérite vraiment pas ce poste."
"Savez-vous ce qu'elle a fait un jour? - Elle s'est trompée..."
etc.

Nicole rend visite à son père le week-end. Ce dernier est antiquaire.
Elle lui raconte son stress, les moqueries et le questionnement qui est le sien après toutes ces attaques sournoises.

"Mais pourquoi te laisses-tu atteindre par ces collègues?"

"Ils connaissent bien le travail, ont plus d'ancienneté que moi..."

"Ecoute ma chérie, j'ai un service à te demander, et cela va te changer un peu les idées. Pourrais-tu aller au marché demain matin vendre cette théière en faïence ? Je viens de la récupérer dans une vente et j'aimerais m'en débarrasser. Mets-la à 90 euros minimum s'il te plaît."

"90 euros, ce n'est pas excessif, comme prix?"
 
"Ecoute, compte-tenu du prix que je l'ai payée, il me faut cela. Ca te fera un petit exercice de vente."

Le lendemain Nicole passe sa matinée à essayer de placer la théière, rien à faire. Quelques personnes s'y intéressent, mais aucune ne se décide.

Quand elle raconte cela à son père, il lui dit: "Maintenant prend cette théière et visite 5 de mes confrères, rue Notre-Dame, mais cette fois-ci, tu leur demande seulement ce qu'ils seraient prêts à payer et TU NE LA VENDS PAS.

Aussitôt dit aussitôt fait. Le premier lui propose 400 euros, d'autres plus et l'un va même jusqu'à 800 euros!!!

Nicole n'en revient pas. Son père lui demande.

"Pourquoi n'arrivais-tu pas à la vendre 90 euros ce matin?"
   
"Parce que je me suis adressé à une clientèle de gens qui ne connaissaient pas le "Staffordshire", et ignoraient sa vraie valeur"

"Et pourquoi mes confrères t'ont proposé autant?"

"Parce qu'ils sont des professionnels. Ils ont tout de suite vu que ce pot datait de 1760. Il a  donc une grande valeur."

 "Bien maintenant pense à tes collègues. Pourquoi leur confies-tu le droit de juger ta propre valeur?
Sont-ils des experts?"

"Non"

"Vois-tu ma chérie, ne laisse jamais les jugements de ceux qui ne sont pas des experts t'atteindre. Ecoute seulement les jugements de professionnels ou d'experts en nature humaine. Et tu verras que ta valeur est bien plus grande que tu ne l'imagines."

Publié par obol à 21:13:04 dans Pour méditer.... | Commentaires (0) |

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