Depuis le 26-02-2005 :
629625 visiteurs
Depuis le début du mois :
18147 visiteurs
Billets :
701 billets
SION - BELLINZONE 2-2 (2-0). Sous la pluie, l'objet sacré a fait son apparition à l'issue d'une partie que les Valaisans, pourtant bien partis, n'ont pas su maîtriser après la pause. Qu'importe, l'essentiel était déjà acquis
Cela sentait hier les vacances à Tourbillon, avec un match de liquidation 100% pour beurre et à la fin, la Coupe au milieu. En lieu et place du match de tous les dangers qu'il aurait pu être, ce Sion-Bellinzone s'est résumé en une sorte de picoulet géant. Avec, en lever de rideau, le remerciement des artistes, venus saluer avant même le coup d'envoi leurs supporters en déployant une immense banderole où il avait été écrit: «Merci au formidable public qui nous a aidés à gagner la Coupe.» Un public qui devra ensuite patienter tout un match avant de pouvoir admirer l'apparition de l'objet sacré dans une belle liesse populaire...
Car match il y a quand même eu, qui a d'abord souri à l'équipe la moins démobilisée. Sion étant alors moins en vacances que des Tessinois déjà démobilisés - et handicapés par l'absence de 8 joueurs -, c'est donc lui qui allait remporter la... première mi-temps. Avant, sous la pluie, de perdre pied et de curieusement laisser son adversaire revenir dans la partie. Affichant un état d'esprit très... valaisan, Bellinzone allait trouver assez de fierté et d'orgueil pour arracher un dernier point confortant le néo-promu à sa sixième place. Il faudra pour cela, alors que l'on vivait l'ultime minute du championnat 2008-2009, un corner direct de Mihaijlovic (17 ans) sur lequel Beney, peut-être gêné par Roux à qui le but sera attribué, n'eut pas bonne mine...
Nouvelle nuit de la Coupe
Dommage mais pas gravissime pour des Sédunois ainsi un peu stupidement privés d'un quatrième succès de rang, ce qui aurait bien sûr constitué une première cette saison. «On aurait préféré terminer en beauté avec 3 points, concédait Didier Tholot. Ça nous laisse un goût amer. Quand on mène 2-0, il y a des choses qui ne doivent pas arriver.» Tiens, tiens, le 20 mai, à Berne, c'est exactement ce qu'avait dit Petkovic après la finale de Coupe perdue par YB. Une Coupe pour laquelle plus de 11 000 supporters avaient bravé la pluie et qui (re)fit son apparition sur le coup de 19 h 35. Porté d'abord par Monterrubio et Serey Die, le trophée allait ensuite passer de bras en bras pour un nouveau tour d'honneur. Dans une ambiance de kermesse et de bal musette, une nouvelle nuit de la Coupe pouvait commencer.
Les héros de la Coupe reprendront le chemin de l'entraînement le 15 juin. Tous ne seront pas là; certains s'en seront allés, des renforts seront arrivés. «On fera les retouches nécessaires, conclut Tholot. Autant que les qualités intrinsèques des joueurs, c'est leur état d'esprit qui comptera.» Alors... bonnes vacances!
Eric Mamin: «Un truc inouï»
Non voyant, Eric Mamin (39 ans, photo) a vécu hier le match assis sur le banc du FC Sion avec sa canne, à côté de Didier Tholot. Celui qui fut le symbole du club valaisan lors de sa 11e victoire en Coupe n'oubliera jamais ce samedi soir non plus. «C'est le bouclement d'un truc inouï, confiait-il à l'issue des débats. Avant le match, Gelson Fernandes est venu me serrer la main. Je ne sais plus où je suis. Il n'y a pas de mots pour décrire ça...» Frigorifié, le Vaudois, guidé chaque fois par un joueur ou un membre du staff, avait laissé sa chienne Mystic et sa compagne dans les gradins. «C'est fabuleux d'entendre la complicité entre l'entraîneur et son staff. Par contre, je percevais mieux les choses depuis les tribunes du Stade de Suisse qu'au niveau de la pelouse ici.» Emu par le parcours de vie d'Eric (qui, suite à une maladie, a perdu la vue voici 6 ans), Tholot avait souhaité sa présence à ses côtés: «Eric a été l'un des symboles forts de notre victoire en finale, explique le Français de Tourbillon. Il était normal qu'il soit au milieu de nous aujourd'hui.» Assistant d'un jour de Tholot, Eric Mamin a ainsi pu découvrir l'envers du décor jusque dans les vestiaires. Tant cette Coupe est aussi un peu la sienne.
Eric Mamin: «Un truc inouï»
Non voyant, Eric Mamin (39 ans, photo) a vécu hier le match assis sur le banc du FC Sion avec sa canne, à côté de Didier Tholot. Celui qui fut le symbole du club valaisan lors de sa 11e victoire en Coupe n'oubliera jamais ce samedi soir non plus. «C'est le bouclement d'un truc inouï, confiait-il à l'issue des débats. Avant le match, Gelson Fernandes est venu me serrer la main. Je ne sais plus où je suis. Il n'y a pas de mots pour décrire ça...» Frigorifié, le Vaudois, guidé chaque fois par un joueur ou un membre du staff, avait laissé sa chienne Mystic et sa compagne dans les gradins. «C'est fabuleux d'entendre la complicité entre l'entraîneur et son staff. Par contre, je percevais mieux les choses depuis les tribunes du Stade de Suisse qu'au niveau de la pelouse ici.» Emu par le parcours de vie d'Eric (qui, suite à une maladie, a perdu la vue voici 6 ans), Tholot avait souhaité sa présence à ses côtés: «Eric a été l'un des symboles forts de notre victoire en finale, explique le Français de Tourbillon. Il était normal qu'il soit au milieu de nous aujourd'hui.» Assistant d'un jour de Tholot, Eric Mamin a ainsi pu découvrir l'envers du décor jusque dans les vestiaires. Tant cette Coupe est aussi un peu la sienne.
SION - BELLINZONE 2-2 (2-0)
Tourbillon. 11 200 spectateurs.
Publié par obol à 12:28:14 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaire