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Mercredi, le FC Sion disputait la finale de Coupe de Suisse, face aux Young Boys. Pour remporter une onzième victoire en onze finales, il fallait bien un remake du miracle de Berne.
Publié par obol à 14:55:46 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
"Je n'aurais jamais pensé vivre des moments aussi forts. Ma joie est indescriptible". Au bord des larmes, l'homme qui a offert au FC Sion sa onzième Coupe de Suisse avait de la peine à réaliser. Nouveau héros du Valais, Guilherme Afonso a vraiment connu son heure de gloire au Stade Suisse ce mercredi 20 mai 2009.
Le Genevois gardera toujours en mémoire son but de la 88e minute. "Sur l'action face au gardien, on ne pense pas à grand chose, avoue-t-il. On prend sa chance. Et ce n'est qu'après que l'on comprend ce qui se passe. Ces derniers jours, des joueurs qui avaient gagné cette Coupe de Suisse avec le FC Sion avaient tenu à nous décrire le bonheur qui avait été le leur. Mais on ne pouvait réaliser avant de le vivre vraiment. Sur le terrain, nous avons été vraiment poussés par un public extraordinaire".
"Guilherme Afonso deviendra un grand joueur s'il poursuit sur cette voie. Il a eu le tort de quitter trop tôt la Suisse", relevait Christian Constantin. A la pause, le président est descendu dans les vestiaires pour porter la bonne parole à Afonso et aux autres. "Nous étions menés 2-1 mais j'avais connu des situations encore plus critiques dans des finales, poursuit-il. J'ai rappelé les victoires de 1991 contre YB et de 1996 contre Servette. J'ai demandé à Obradovic et à Monterrubio de prendre leur responsabilité. La clé était de revenir à 2-1 pour entretenir le doute chez l'adversaire. Concernant l'arbitrage, je tiens à souligner la bonne performance de Claudio Circhetta. Le mettre sous pression n'était sans doute pas une mauvaise idée".
Dans le camp des battus, la déception était, bien sûr, énorme. "Nous avons vraiment eu toutes les cartes en mains, soulignait l'entraîneur Vladimir Petkovic. Mais nous n'avons pas su "tuer" le match. Nous avons ensuite perdu le rythme et Sion est parfaitement revenu. Mais à 2-0, on ne doit jamais perdre".La fête
A Sion, le public a pu regarder le match dans de nombreux bistrots. La municipalité a accordé une autorisation d'ouverture jusqu'à 04h00 aux établissements publics en cas de victoire du FC Sion. L'équipe ne sera pas de retour avant minuit. SI
Joakim Faiss Le NouvellistePublié par obol à 14:49:24 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Onze finales, onze victoires. Le FC Sion fortifie son mythe d'invincibilité en coupe de Suisse. Dans les chiffres et dans les faits. Il écrit mercredi l'une des plus belles pages de cette légende parce qu'il n'a jamais été aussi proche de la première rature. La coupe s'apprêtait à déborder avec un goût de bouchon. Le public a détourné ce cours défavorable. Sa présence, son soutien, sa ferveur sont les seuls facteurs communs aux différents épisodes vécus successivement de 1965 à 2009. Le défenseur et le dépositaire de l'esprit, c'est lui. «Quand nous entrons sur le terrain, nous sommes en Valais», lâche Enes Fermino. L'enfant de Renens aux origines congolaises qui dispute sa première finale, puise dans cette marée blanche les ressources pour augmenter l'intensité et le niveau de jeu après une entame de match catastrophique.
Cette communion unique entre une équipe et ses supporters se concrétise par des milliers de drapeaux rouge et blanc qui saluent la danse africaine de Serey Die et de Guilherme Afonso pour célébrer la victoire. A ce moment-là, le FC Sion Valais vit plus fort que jamais. Mais il repousse ses limites au-delà de toutes ses frontières naturelles avec un Mozambicain ou un Hongrois. Auteur du premier but sédunois, Goran Obradovic s'empare du ballon dans les filets bernois et le porte au milieu de terrain. Aucun signe extérieur de joie sur son visage, mais une détermination «valaisanne». Ce geste rageur appartenait à Christophe Bonvin lors des finales disputées par le Riddan. Obradovic est Serbe. Mercredi, son coeur était valaisan. La magie de la coupe ne s'explique pas, les mots ne la traduisent pas. Elle se vit. Christian Constantin la vit encore plus fort. Il gagne sa cinquième finale en dix participations à la coupe.
STéPHANE FOURNIER Le NouvellistePublié par obol à 14:44:03 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Les Sédunois ont dignement fêté leur onzième Coupe. Mais dès l'après-midi, après un repas pris en commun, l'entraîneur Didier Tholot recentrait ses troupes sur le déplacement de Vaduz.
Il est des lendemains d'hier qui peuvent ressembler aux... dix précédents vécus après la montée vers Berne. Les vainqueurs sédunois de la Coupe 2009 n'ont donc pas failli à la règle.
Après une nuit de folie place de la Planta, après être rentrés chez eux tard dans la nuit pour essayer de trouver un sommeil qui a mis du temps à venir, ils se sont retrouvés hier en début d'après-midi à l'hôtel martignerain de la Porte d'Octodure, fief de Christian Constantin devenu le leur.
Premier titre pour Tholot
Pendant que leur patron lisait «Le Matin», les joueurs se sont mis à table, sur le coup de 14 h 30. La Coupe? Elle était posée par terre, dans un coin de la terrasse! Mais, une heure et quart plus tard, elle les a accompagnés sur le terrain d'entraînement pour le décrassage de 45 minutes prévu par l'entraîneur Didier Tholot. Séances photos, séquences caméra pour les Valaisans Didier Crettenand et Stéphane Sarni: la vie est belle quand on gagne! Les yeux étaient cernés, mais les sourires irradiaient tous les visages.
Didier Tholot, aux côtés de son fils Teddy, était plutôt calme, quand bien même il venait de remporter son premier titre d'entraîneur. «J'ai bien dormi la nuit qui a précédé le match, j'ai bien dormi la nuit d'après aussi. Je me fixe maintenant sur la rencontre de dimanche à Vaduz. Mon boulot, c'est de faire en sorte que l'équipe soit prête, qu'elle oublie l'euphorie de la Coupe pour se replonger dans la réalité du championnat.»
Car les lumières de la nuit bernoise - puis sédunoise - ne doivent pas faire oublier que Sion se bat toujours pour survivre en Super League. Comme l'a résumé Constantin mercredi soir, quand il lui a été demandé à quoi il attribuait le plus d'importance entre la victoire en Coupe et le maintien: «Je préfère avoir deux jambes qu'être cul-de-jatte!»
Renaud TschoumyLe MatinPublié par obol à 14:37:50 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
La Coupe de Suisse est revenue pour la onzième fois en terre valaisanne. Pour les supporters, cela a été la nuit la plus longue.
Mercredi soir, il fallait être sourd, à Sion, pour ignorer que la Coupe de Suisse était de nouveau valaisanne!
«C'était la même ambiance que lors de la Coupe du monde, avec les voitures et les klaxons», relate Marguerite, habitant au centre de Sion, qui a décidé de prendre des somnifères pour passer une nuit paisible. Car, dès 22 h 30, les fans ont envahi les rues pour marquer leurs allégresses sportives. Un feu qui devient brasier dès l'arrivée, à 1 h 56, du premier train de supporters au retour de Berne.
Treize victoires?
Telle une masse de lave rouge et blanc, les fans du FC Sion remontent l'avenue de la Gare pour une éruption de joie. Les forces policières sédunoises se montrent discrètes. «Pourtant, tout le monde est sur le terrain», assure Marcel Maurer, président de la Ville de Sion.
A 2 h 10, il faut déjà prendre une tronçonneuse pour avancer sur la Planta, la fameuse place qui a déjà couronné les dix sacres précédents. «Ils ont gagné et personne ne sait pourquoi», relève Pascal, un fan qui totalise six finales, dont une, en 1980, où il s'est rendu à Berne en patins à roulettes. Pascal qui a une théorie sur les victoires du FC Sion. «On va encore gagner deux fois, soit treize comme les étoiles du drapeau valaisan. Après, ce sera fini...»
Arrivée vers 3 heures
On approche de 3 h du matin. «Avant, c'était entre 20 et 22 h que cela se passait. Si c'était un test au niveau de la popularité, il est réussi!» appuie Pascal. Marcel Maurer n'en revient pas. «C'est avec la force de la volonté qu'on a arraché cette victoire! Elle n'est en rien rationnelle et ça passe!» Pas moins de quatre caméras et six photographes attendent les héros de la soirée. A 2 h 55, Christian Constantin apparaît le premier sur la place de la Planta avec des confettis dans les cheveux. Il a remonté avec son équipe l'avenue de la Gare dans un bus à impériale qui avait, en figure de proue, le fameux Scratch de «L'âge de glace». Oui, l'écureuil qui collectionne les glands. Le gland suprême, c'est la Coupe de Suisse, que dès 3 h tout le FC Sion brandit en sautillant devant au moins 10 000 adeptes.
Dans les bistrots, les drapeaux valaisans sont agités devant les comptoirs. Au Grand-Pont, les fans font la queue pour avaler les premiers croissants. Jeudi, vers midi, chacun refait le match. «On les a laissés croire qu'ils pouvaient gagner à la mi-temps et après on est sorti du bois», assure ce stratège à l'heure de l'apéro.
Nicolas Jacquier Le MatinPublié par obol à 14:32:49 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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