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Le miracle de la Coupe est bien valaisan. Menés 0-2 après 37 minutes (un penalty et un autogoal), les Valaisans sont revenus pour remporter une 11e Coupe en autant de finale, grâce à Obradovic, Sarni et Afonso.La magie de la Coupe entraîne toujours Sion au septième ciel. La onzième finale a offert un onzième sacre au club valaisan. Les Sédunois se sont imposés 3-2 au Stade de Suisse devant les Young Boys après avoir pourtant été menés 2-0.
Transféré en début d'année des Pays-Bas où il ne s'était pas franchement imposé, Guilherme Afonso a marqué le but de la victoire à la 88e minute. Sur un longue ouverture d'Obradovic, le Genevois prenait le meilleur sur Portillo, le maillon faible des Young Boys, pour ne laisser aucune chance à Wölfli. Ce but a couronné une performance de choix pour l'attaquant sédunois.
Meilleur homme du match, Afonso avait sonné la révolte à la 41e minute. Sur un centre de Fermino, il armait une tête que Wölfli repoussait dans les pieds d'Obradovic pour le but de l'espoir. Deux minutes plus tôt, les Bernois avaient été tout près d'inscrire le 3-0 sur un tir de Yapi qu'El Hadary avait regardé frôler son poteau gauche...
Comme en 1991 et 1996
Comme en 1991 contre les Young Boys déjà et en 1996 face au Servette FC, les Sédunois avaient connu la pire entame en étant menés 2-0. Roi de la provocation mais joueur au talent trop méconnu, Carlos Varela avait ouvert, croyait-il, la route du succès pour les Young Boys en obtenant le penalty du 1-0 de Yapi (22e) et le coup-franc qui entraînait un autogoal d'Alioui pour le 2-0 (36e).
Seulement à la pause, Varela était remplacé par Doumbia, l'entraîneur Petkovic craignant que son joueur écope d'un second carton jaune. Sans leur ailier qui était bien devenu le pire cauchemar du FC Sion, les Young Boys ne furent plus aussi percutants que lors des quarante premières minutes. Ils concédaient l'égalisation à la 52e lorsque Sarni pouvait surgir après un coup franc d'Obradovic. A 2-2, la donne avait complètement changé. Poussés par leur formidable public, les Sédunois étaient cette fois les patrons sur le terrain pour arracher une victoire qui, finalement, ne souffre aucune discussion.
Ce onzième sacre à Berne sauve, bien sûr, la saison du FC Sion qui n'a toujours pas assuré sa place en Super League pour la saison prochaine. Il lui ouvre, par ailleurs, les portes de la nouvelle Europa League.
si/seb
LES REACTIONS D'APRES-MATCH
CHRISTIAN CONSTANTIN: Le 1-2 était très important. A la mi-temps, j'ai pris la parole et expliqué aux joueurs que Sion avait déjà été en situation plus défavorable dans une finale de Coupe. En fin de match, il n'y avait plus qu'une équipe sur le terrain. C'est un succès mérité. Nous jouerons la Coupe d'Europe une nouvelle fois à Genève (Praille). Je félicite M.Circhetta qui, pour la 1ère fois, nous a bien arbitrés. La pression qu'il avait sur ses épaules y était peut-être pour quelque chose! Nous devons maintenant nous préparer pour Vaduz dimanche. En 2006, trois jours après notre victoire en Coupe, nous avions perdu 3-0 à Wohlen...
GUILHERME AFONSO: Je n'aurais jamais pensé vivre des moments aussi forts. Ma joie est indescriptible. Sur l'action face au gardien, on ne pense pas à grand chose. On prend sa chance. Et ce n'est qu'après que l'on comprend ce qui se passe. Ces derniers jours, des joueurs qui avaient gagné cette Coupe de Suisse avec le FC Sion avaient tenu à nous décrire le bonheur qui avait été le leur. Mais on ne pouvait réaliser avant de le vivre vraiment. Sur le terrain, nous avons été vraiment poussés par un public extraordinaire.
OLIVIER MONTERRUBIO: Avec tout le canton derrière nous, on se devait de gagner. Notre saison difficile est en partie sauvée grâce à cette victoire. Je ressens les mêmes émotions que lors de mon premier succès en Coupe avec Nantes. Nous allons bien fêter ce soir avant de nous concentrer sur Vaduz.
DIDIER CRETTENAND: C'est un sentiment fabuleux de remporter une deuxième fois ce trophée après 2006. Après avoir inscrit le 1-2 juste avant la mi-temps, tout s'est enchaîné et on sentait qu'on pouvait marquer à tout moment.
ESSAM EL-HADARY: Je suis très heureux d'avoir remporté ce trophée, dont la valeur est inestimable pour le Valais. Pour la première fois depuis que je joue avec Sion, je me suis senti dans un vrai match de foot européen! L'ambiance était comparable à celle des stades égyptiens.
VIRGILE RESET: La pression sur nos épaules était énorme. Mais il y a vraiment un truc spécial entre Sion et la Coupe. On revient de très loin. La personne aveugle que nous avons rencontrée mardi nous a réellement marqués et offert une motivation supplémentaire.
VLADIMIR PETKOVIC: Lorsqu'on mène 2-0, on doit gagner. Il n'y a pas d'excuse. On a eu des possibilités mais on n'a pas été assez réalistes. Après la pause, on a perdu notre rythme et Sion est venu très fort. Les Valaisans ont fait preuve de plus d'aggressivité et ont gagné les duels. Le 3e but est d'ailleurs symptomatique, avec mon joueur qui perd un duel un contre un. Je félicite l'équipe sédunoise pour son succès. La sortie de Varela? Je ne l'ai pas remplacé à cause du carton jaune reçu mais parce qu'il était blessé...
ALBERTO REGAZZONI: C'est une grosse déception parce que nous avions bien entamé la rencontre. Quand on mène 2-0, on doit être capable de gérer un tel avantage. Il faut le dire, Sion réalise un championnat catastrophique mais finalement l'équipe valaisanne s'en sort mieux que nous avec ce trophée.
De Berne, Stéphane Altyzer et Laurent Morel
Publié par obol à 23:42:55 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Menés 2-0 contre les Young Boys, les hommes de Didier Tholot s'imposent finalement 2-3. Et confirment, avec ce onzième trophée pour autant de finales, que le club valaisan à définitement la Coupe dans le sang.
La magie a une nouvelle fois opéré. Mené 2-0 par les Young Boys, le FC Sion est parvenu à renverser le score pour s’imposer 3-2 et décrocher ainsi son 11e trophée en autant de participations. L’exploit est évidemment de taille, face à des Young Boys supérieurs tout au long de la saison, et qui espéraient renouer avec le succès dans cette compétition après... 22 ans de disette.
Cela dit, les Sédunois ont failli passer à côté de leur finale. En choisissant une option tactique prudente - titularisation de Fermino, un demi défensif, pour Crettenand, un élément à vocation offensive -, l’entraîneur Didier Tholot a d’abord plombé tout un canton qui n’en croyait pas ses yeux. Dominé, malmené, Sion accusait deux longueurs de retard après 37’ de jeu, suite à un pénalty justement accordé pour une faute de Fermino sur le remuant Varela, puis sur un but contre son camp du défenseur central Alioui.
Obradovic, héros valaisan
Heureusement, juste avant la pause, Fermino adressait un très bon centre qui trouvait la tête d’Afonso. Le gardien Wölfli relâchait et Obradovic pouvait inscrire le but de l’espoir. Après la pause, la rencontre, plutôt médiocre sur le plan technique, gagnait en qualité et en intensité. Sur un coup de patte d’Obradovic, Sarni plaçait une jolie volée pour le 2-2. Fragile, comme tétanisé par la réaction sédunoise, YB n’en menait plus très large. Et c’est dans les ultimes instants qu’Afonso trouvait récompense pour son labeur. Bien servi par Obradovic, il se retrouvait en situation idéale, à une quinzaine de mètres de la cage bernoise. Il ne manquait pas l’aubaine.
Les 15'000 Valaisans d’un stade qui affichait complet (31'789 spectateurs) pouvaient laisser éclater une joie légitime et pleine d’orgueil. L’aventure continue...
YB - Sion 2-3 (2-1)
22' Yapi (penalty) 1-0, 36' Alioui (autogoal) 2-0, 41' Obradovic 2-1, 52' Sarni 2-2, 88' Afonso 2-3.
Young Boys: Wölfli; Portillo, Ghezal, Schneider; Schwegler, Yapi, Hochstrasser, Raimondi (60e Bastians); Varela (46e Doumbia), Schneuwly (77e Häberli), Regazzoni.
Sion: El Hadary; Vanczak, Alioui, Nwaneri (33e Sarni), Paito; Serey Die, Fermino (67e Crettenand); Reset (90e Ahoueya), Obradovic, Monterrubio; Afonso.
Publié par obol à 23:38:42 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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