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Umberto Barberis n'a pas réussi son premier match à la tête de Sion. Les Valaisans se sont inclinés 1-0 à Bellinzone.
Publié par obol à 21:10:09 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Christian Zermatten et Bertine Barberis se partagent la direction de la première équipe du FC Sion. Demain, au Tessin, ils entrent, avec leurs joueurs, dans le vif du sujet.
Martigny-Croix, jeudi, 11 h 00. Campé au milieu de ses joueurs, Bertine Barberis dirige le petit match qui clôt l'entraînement matinal. Légèrement à l'extérieur, Christian Zermatten regarde. L'un a-t-il le dessus sur l'autre dans la direction de l'équipe? «Non», confie ce dernier sur le chemin du retour à l'hôtel de la Porte d'Octodure. «Avec Bertine, nous nous partageons la responsabilité de la première équipe. Lui dirige plutôt les entraînements défensifs et moi les entraînements offensifs, mais nous discutons de tout. Chacun réfléchit de son côté puis nous échangeons nos avis. Toutes les décisions se prennent ensemble. Le plus clair du temps, nous sommes d'ailleurs sur la même longueur d'onde.»
Voilà pour la répartition des rôles, laquelle semble d'ailleurs, parfaitement fonctionner. La paire, de toute évidence, fait l'affaire dans ce cas précis. Le premier match de la reprise, demain, au Tessin (coup d'envoi à 16h), permettra de porter un premier jugement sur leur complémentarité et sur la qualité du nouveau FC Sion qu'ils ont mis en place. A jour J - 1, ils reviennent, ensemble, sur les cinq semaines de préparation et dévoilent leurs objectifs.
Bertine Barberis et Christian Zermatten, comment s'est déroulée la préparation depuis la reprise, le 5 janvier dernier?
Bertine Barberis (BB): «Par rapport à certains autres clubs, on ne peut pas se plaindre. Nous avons bénéficié de bonnes conditions. Nous avons la chance de disposer d'un terrain chauffé (réd. à Martigny-Croix) et nous avons pu jouer des matches de préparation sur le nouveau terrain synthétique du Bouveret. Nous avons pu profiter aussi des très bonnes installations du centre d'entraînement de Riddes, qui compte une salle de fitness et de musculation au premier étage et de deux petits terrains extérieurs, un synthétique et un de sable. Les semaines qui précèdent la reprise sont surtout axées sur la condition physique. Après un mois d'arrêt et les fêtes de fin d'année, il y avait pas mal de choses à remettre en place. L'équipe a effectué un très bon travail.»
Comme Neuchâtel Xamax et quelques autres, le FC Sion a renoncé à un camp d'entraînement à l'étranger. Avec la neige de cet hiver, pensez-vous toujours que ça a été une bonne décision?
Christian Zermatten (CZ): «Oui, dans la mesure où ce ne sont pas les températures extérieures qui ont déterminé nos choix dans la préparation. Pour nous, la priorité a été mise sur la vie de groupe. Nous avons pu nous rendre compte que les joueurs étaient capables de cohabiter. Ce choix a renforcé l'esprit de groupe.»
Durant ces cinq semaines de préparation, vous avez joué, en plus du tournoi indoor de Genève, six matches amicaux contre Xamax, Servette, Lausanne, La Chaux-de-Fonds, Aarau et Thoune. Quels enseignements en avez-vous tirés?
BB: «Le bilan est globalement positif à domicile et un peu moins à l'extérieur. Chez nous (réd: 3 matches au Bouveret et un à Martigny-Croix), nous avons gagné trois fois et fait un match nul. A l'extérieur, nous avons fait un match nul (réd: à La Maladière contre Xamax) et concédé une défaite, samedi dernier, à Thoune. Les joueurs ont bien absorbé les matches et la préparation. Nous n'avons pas eu de grosses casses. Dans l'absolu, il nous manque une semaine de préparation, mais c'est pour tous les clubs la même chose.»
La semaine dernière, vous avez fait un bon match contre Aarau (réd: victoire 3-1 à Martigny), puis beaucoup moins à Thoune (réd: défaite 5-2 au Lachen). Faut-il s'en inquiéter?
CZ: «On peut s'en inquiéter s'il n'y a pas de réaction de la part des joueurs dans la semaine qui suit. En revanche, elle ne remet pas en cause notre préparation. Les joueurs ont été vexés de cette défaite et c'est plutôt bon signe. Cela nous a permis de corriger certains détails avant le match à Bellinzone.»
BB: «Cette défaite ne remet pas tout en question. Nous devons tenir compte du comportement des joueurs durant les cinq semaines de préparation et pas seulement durant le dernier match.»
Quels sont les secteurs qui vous donnent encore du souci?
CZ: «Nous n'avons pas vraiment des soucis, mais plusieurs petites choses à régler. Dans notre système, chaque joueur doit d'abord penser à défendre, puis à attaquer. Si on veut être bons offensivement, nous devons d'abord l'être défensivement. C'est un problème global.»
BB: «C'est d'ailleurs le cas de toutes les grandes équipes européennes. Prenez le FC Barcelone. Ils assurent d'abord la défense, puis ils attaquent. Et quand ça part, ça part.»
Par rapport à l'automne, trois nouveaux joueurs sont arrivés, Fermino, Afonso et Yusuf. Ce sont les renforts attendus?
CZ: «Nous ne pouvons pas encore dire s'ils correspondent vraiment à nos besoins. Nous avions besoin d'un attaquant. Nous l'avons avec Afonso. Fermino est un joueur qui évolue un peu dans le registre de Gelson Fernandes. Ce sont deux joueurs d'avenir. Yusuf, nous n'avons pas encore vraiment pu le voir jusqu'à maintenant. Il est arrivé tardivement, qui plus est dans le froid et la neige. Il est en retard dans sa préparation, mais sur la longueur du championnat, nous aurons aussi besoin de lui, comme de tout le monde.»
Il reste pour l'instant une licence disponible. Vous attendez encore du renfort?
CZ: «C'est un problème administratif. Nous attendons les instructions.»
BB: «En fait, deux joueurs, qui n'ont pas joué l'automne, peuvent prendre cette place libre: Paito et Beney. Le marché suisse est ouvert jusqu'au 15 février. Ensuite, jusqu'au 31 mars, les clubs peuvent encore engager un joueur de moins de 21 ans ou un joueur au chômage. Nous n'avons rien demandé, mais tout est possible.»
Le retour d'El-Hadary vous ôte une grosse épine du pied?
CZ: «Dans notre tête, nous n'avons jamais craint une seconde qu'Essam ne revienne pas. Il avait très bien fini le premier tour et on était content de lui.
Maintenant, il y a eu ce problème d'eau dans le genou. Il a préféré aller se soigner en Egypte. Nous savions qu'il serait prêt à son retour. Il l'est.»
C'est donc lui qui va jouer, dimanche, à Bellinzone?
BB: «Nous avons une hiérarchie des gardiens et nous la respecterons. Essam est notre n°1, Nicolas (réd: Beney) notre n°2 et Basile (réd: Couchepin) notre n°3. Nicolas a fait une très bonne préparation, mais Essam est aujourd'hui totalement rétabli. Ce sera lui qui jouera.»
Au mois de juillet, le club visait une place parmi les trois premiers. Aujourd'hui, il occupe la 7e place avec trois points d'avance sur la barre et six sur le dernier classé, Lucerne. A court terme, quel sont vos objectifs?
BB: «Le président nous a demandé le maintien et plus s'il y a le maintien. Ce sera notre premier objectif. Ensuite, il y a la coupe, mais une qualification passe par le difficile déplacement à Saint-Gall. Même si je ne suis pas sûr que tous les joueurs ont conscience de l'importance de la coupe pour le Valais, ce sera notre deuxième objectif. Aujourd'hui, nous nous trouvons dans la situation d'un alpiniste qui entreprend l'ascension du Cervin. Une fois au pied, il doit encore le gravir.»
Vous commencez par quatre matches contre des adversaires directs, dans l'ordre Bellinzone, Vaduz, Lucerne et Xamax. Autant de matches à six points?
CZ: «Ce seront quatre matches très difficiles. Notre but est de conserver le FC Sion en Super League. Pour cela, nous devons faire le maximum de points lors de ces quatre premiers matches. Maintenant, il ne sert à rien non plus de gagner ces matches si nous perdons les quinze suivants.»
Publié par obol à 21:03:17 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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