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A Tourbillon, véritable tour de Babel, Bertine Barberis doit composer avec 18 mercenaires issus de 12 nationalités différentes. Il doit surtout veiller à ne pas commettre d'impair dans la gestion des joueurs extracommunautaires.
«On est un peu comme les gars de la météo: on fait des prévisions...» A Tourbillon, Umberto Barberis apportera-t-il la pluie ou le soleil? A 48 heures de la reprise, «Bertine» est confronté à la quadrature du cercle des footballeurs étrangers. Il faut dire que le FC Sion entretient un riche bataillon de 26 joueurs, dont... 18 mercenaires représentant 12 nationalités différentes. Parmi ces 18 mercenaires à la solde du club valaisan, pas moins de 10 sont considérés comme extracommunautaire. Très concrètement, la liste comprend les noms du gardien El-Hadary (Egypte), Nwaneri, Yusuf et Adeschina (tous Nigeria), Dominguez (Colombie), Saborio (Costa Rica), Obradovic (Serbie), Serey Die (Sénégal), Ahoueya (Bénin) et du... «Suisse» Afonso, dont le cas est à lui seul un casse-tête (lire encadré).
Le club des 5 dans l'équipe des onze
Compte tenu du règlement de la SFL, limitant à cinq le nombre de joueurs extracommunautaires autorisés sur la pelouse, Barberis est confronté à un choix cornélien limitant également son coaching. «En réalité, détaille le nouveau coach, je dois former successivement trois équipes. Je dois d'abord composer l'effectif des 18 joueurs (n.d.l.r.: qui seront inscrits sur la feuille de match), puis je dois désigner les 11 titulaires, à savoir l'équipe qui jouera, à l'intérieur de laquelle figurera le groupe des cinq. Je dois aussi me gaffer dans les changements. Si je prévois de faire entrer un extracommunautaire, il ne peut remplacer qu'un joueur possédant le même statut.» Sur le banc valaisan, c'est Marco Pascolo qui est chargé de vérifier la bonne marche administrative des allées et venues entre le banc et le terrain.
Dans un jeu virtuel
Si Bertine doit constamment jongler avec son compère Zermatten, c'est parce que les deux hommes ont hérité d'un groupe hétéroclite et multiculturel, l'une des spécificités d'un FC Sion qui n'a eu cesse de s'internationaliser avec un recrutement effectué à l'échelle de la planète. Christian Constantin veut y voir un enrichissement, mais en agissant de la sorte, le président a paradoxalement réduit la marge de manoeuvre de son staff technique.
«Les supporters s'étonnent parfois que l'on ne fasse pas jouer ensemble Saborio et Adeschina, précise Zermatten. Ce serait théoriquement possible, à condition de sortir un Nwaneri par exemple et de déséquilibrer le bloc défensif. A un moment donné, cela réduit les combinaisons possibles...»
A Bellinzone, MM.?Barberis et Zermatten devront pourtant trouver les bonnes solutions, choisir le onze de base le plus judicieux. A l'heure de la reprise, les deux techniciens confessent la même crainte: «On a des joueurs parfois trop joueurs, qui privilégient le jeu pour le jeu. Tous ont un côté flamboyant. On se croirait presque dans un jeu virtuel.» Dimanche, Sion aura rendez-vous avec la réalité. Bertine devra s'y accrocher pour conserver les manettes...
Suisse mais... considéré comme étranger!Publié par obol à 13:54:29 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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