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CC hausse le ton | 26 février 2009

Impatient et surtout inquiet, Christian Constantin monte les tours. Parlant de tolérance zéro, le président du FC Sion a mis les points sur les i lors d'une réunion d'équipe

«Le meilleur et peut-être seul moyen de s'en sortir, c'est de ne pas se voiler la réalité. Or celle-ci fait du FC Sion le candidat No 1 à la relégation...» Christian Constantin ne se voile pas la face, le boss de Tourbillon affronte la... réalité, chiffres à l'appui. Des chiffres - 4 matches, 4 points - catastrophiques, alors même que la préparation, de l'avis de tous, avait été jugée idéale en Valais. «On ne décolle toujours pas. Avec une moyenne d'un point par match, Bertine et Christian ne font pas mieux que Stielike ou moi-même. C'est bonnet blanc et blanc bonnet.» Christian Constantin était déjà inquiet; il l'est encore plus. Aussi a-t-il tenu, devant la gravité de la situation, à réunir avant-hier tous ses joueurs. Pour leur parler. Et mettre les points sur les i. «Je veux et je dois changer la mentalité de ce groupe.» La réunion d'équipe n'a pas excédé une petite demi-heure. «Il fallait que les choses non dites soient une fois pour toutes dites. Ce n'est pas en traînant toujours les mêmes problèmes qu'on les règle. (...) Je rentre dans la tolérance zéro. Je veux voir à l'oeuvre de vrais compétiteurs, des joueurs ayant un comportement de professionnels à chaque minute de la journée. Contre YB, Sion se doit d'être présentable.»
 
Le prix du maintien
Le contenu de cette (nouvelle) mise au point présidentielle? CC n'en dira rien dans les détails. Mais l'on peut supposer que le patron, en remontant les bretelles de ses employés, a insisté sur les vertus de la solidarité à... retrouver au plus vite. Si tant est que celle-ci ait existé un jour. «On ne peut pas avancer avec des états d'âme, estime notre interlocuteur. Jusqu'à présent, c'était toujours la faute de l'autre. Ça, c'est terminé. Il faut remplacer les états d'âme par un état d'esprit collectif. C'est à ce prix que Sion évitera la relégation qui le menace...»
Constantin affirme avoir agi par nécessité, dans l'urgence. «C'était une décision de président qui s'est comporté comme un président. Il fallait resserrer les boulons. Mes coaches ne sont pas visés.»
Qui a dit pour le moment?
 
Renaud Tschoumy
Le Matin

Publié par obol à 21:45:05 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |