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Avec le duo Barberis-Zermatten à la barre, le FC Sion a pris ses quartiers d'hiver à Riddes pour une reprise «à la dure». Le thermomètre indiquait -10 degrés lors de la première sortie
Fini les cocotiers, le sable brûlant, le chaud soleil des Caraïbes et retour dans la très glaciale réalité helvétique. Après l'intronisation aux aurores, dès 8 h du matin, d'Umberto Barberis - 25e changement d'entraîneur sous l'ère Constantin -, les ex-vacanciers de Tourbillon ont été prendre leurs quartiers d'hiver à Riddes dans le nouveau camp de base du FC Sion, installé dans une ancienne fabrique de biscuits entièrement réaménagée. Si les installations dont dispose le nouveau tandem d'entraîneurs sont impressionnantes (on y trouve notamment un terrain synthétique indoor et, plus étonnant, une plage de sable digne de Copacabana...), le confort, lui, est déjà plus spartiate.
Un choix délibéré de Christian Constantin qui entend ainsi tourner le dos aux luxueuses préparations sous les tropiques. «Il fallait sortir de ce confort douillet et, pour cela, avoir les pieds le plus près possible de la terre. Le luxe n'amène rien. On ne s'acclimate pas au froid et aux conditions que l'on va rencontrer en février chez nous en allant chercher le soleil à l'étranger. Si je prépare la Patrouille des Glaciers, je ne vais pas courir au bord de la mer!» Sur le coup de 10 h, les joueurs du FC Sion sont donc allés courir sous le viaduc autoroutier enjambant Riddes. Le thermomètre indiquait alors -10 degrés...
Dans le but de renforcer un esprit d'équipe souvent défaillant durant la première partie du championnat, les joueurs sont aussi assujettis à quelques tâches ménagères. «C'est un peu comme à l'armée, il y a des corvées, reprend CC. Comme faire son lit ou aider à débarrasser.» Dans leur colonie de travail «rouge et blanche» surveillée par deux intendants, les nouveaux occupants passeront une dizaine de nuitées, étalées sur trois semaines, dans des chambres-dortoirs - sans armoires ni TV - de 3, 4 ou 6 lits (avec douches et sanitaires à l'étage), des chambres dans lesquelles un simple bac en plastique fait office de meuble de rangement. Heure de réveil des troupes: 7 h 15. La subsistance, elle, arrive directement des cuisines de la Porte d'Octodure voisine, l'hôtel du président. Une sortie nocturne (marche en montagne) est prévue dès ce mardi sur les hauteurs de la Tsoumaz.
Avec Hakan à Zermatt
Christian Constantin a profité de cette frigorifique rentrée des classes pour justifier son choix d'associer «l'expérience de Bertine à la jeunesse de Zermatten» et, dans la foulée, entériné la fin de sa brève carrière d'entraîneur. «Mon souhait n'a jamais été d'entraîner, j'y ai été contraint. Cela ne m'empêchera pas de parler football avec Bertine et Christian.» Hormis les retardataires El Hadary, Saborio et Adeschina (tous excusés), les départs programmés de Nwaneri et du même Saborio, et l'arrivée d'un attaquant de poids, le contingent ne devrait guère bouger. Au moment où NE Xamax s'était porté sur les rangs avant d'y renoncer, l'engagement de Hakan Yakin en Valais n'est pas d'actualité. «J'ai croisé Hakan à Zermatt durant les Fêtes mais nous avons parlé de tout autre chose, explique Constantin. Ce n'est pas en compliquant le problème de mes entraîneurs que je vais les aider à le résoudre.» A Tourbillon, l'international helvétique doublonnerait avec Monterrubio.
Première sortie du duo Barberis-Zermatten: ce samedi à la Maladière contre Xamax (14 h 30).
Nicolas Jacquier Le MatinPublié par obol à 15:18:23 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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