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Le dernier match de l'année laisse l'équipe valaisanne dans une situation difficile. Christian Constantin lance une opération commando pour la reprise.
Les soucis fleurissent pour Christian Constantin sous le sapin de Noël. Son équipe ne prend qu'un point contre Neuchâtel Xamax pour le dernier match de l'année, il se retrouve sans entraîneur diplômé et sa marge de manoeuvre pour renforcer son groupe se limite à une licence disponible pour un joueur âgé de plus de 21 ans. Sans parler de la victoire de Lucerne face à Bâle (5-1) qui replace l'équipe de Fringer, proprétaire actuel de la lanterne rouge, à six points des Sédunois au classement avec un match à rattraper à Tourbillon. Le président du FC Sion boucle l'année sportive en déficit. Ses espoirs s'accrochent à la qualification pour les quarts de finale de la coupe de Suisse. Il annonce une opération commando pour la reprise. Il la lance dès le coup de sifflet final du derby romand après un dernier contact avec les joueurs dans le vestiaire.
Quelle analyse porte Christian Constantin sur la première partie de championnat du FC Sion?
L'équipe n'était pas prête physiquement. Nous avons joué durant l'automne sans la puissance athlétique nécessaire pour faire la différence. Le phénomène se retrouve samedi contre Neuchâtel avec une cassure nette après une heure de jeu. Cette carence nous prive de mouvement dans le jeu, nous sautons moins haut et nous courons moins vite que nos adversaires, tout simplement. Uli Stielike me l'avait dit en août, je n'ai pas vu de réaction. Cette responsabilité incombe à l'encadrement de l'équipe.
Votre implication directe dans le travail quotidien du groupe a-t-elle modifié votre jugement sur sa valeur?
J'ai constaté que nous n'avons pas de mauvais gars dans le groupe. Il faut les pousser à travailler, il faut s'engager avec eux. Un ou deux cas sont plus problématiques comme celui d'Alvaro Saborio dont le divorce a influencé les performances ou celui d'Obinna Nwaneri pour d'autres raisons. Lorsque Uli affirmait que le contingent n'avait pas la qualité pour atteindre les objectifs fixée, il n'avait ni tout juste, ni tout faux. Il a fonctionné comme un analyste avec une vision extérieure, il n'a pas eu les exigences et le commandement nécessaires par rapport à ce groupe. Eric Gerets, un entraîneur que j'apprécie beaucoup, a dit: mon travail consiste à faire un bon joueur d'un élément moyen et un excellent d'un très bon. Il se place dans la pratique, Uli reste dans la théorie.
Le groupe peine à gérer les événements défavorables...
Je ne peux pas me plaindre de son état d'esprit. Je sais que la prise en charge et la révolte ne viendront pas de l'intérieur. Il faut le bouger, il faut lui apprendre à vivre avec des victoires plutôt que de s'installer dans la routine. Ce que font des techniciens comme Capello ou Gerets.
Pensez-vous avoir réagi trop tard?
J'ai donné délibérément les pleins pouvoirs à Uli, je l'assume.
Le prochain entraîneur du FC Sion répondra-t-il au profil des deux hommes que vous avez cités?
C'est un bon élément de réflexion. Je souhaite une réaction et du travail, mais je ne peux pas mettre un éléphant dans un jeu de quilles. Toutes les possibilités sont ouvertes.
Pourriez-vous poursuivre dans la configuration actuelle avec Christian Zermatten qui termine sa licence UEFA à la tête de l'équipe?
Oui, Christian participera à l'aventure, c'est clair. La priorité actuelle est la première équipe.
Je veux être opérationnel le 7 février à la reprise et aller chercher une qualification en coupe de Suise à Saint-Gall.
Votre implication quotidienne sera-t-elle toujours aussi forte?
Je participerai au camp d'entraînement prévu à Riddes à la reprise, je donnerai tout de suite le rythme. Je ne veux pas entendre les traditionnelles rengaines des stages de préparation: il fait trop chaud ou trop froid. J'ai gagné des trophées quand le président posait des questions. Nous n'avons pas de rentabilité avec ce groupe depuis un an et demi. C'est inexplicable. Il faut résoudre ce problème par un travail intelligent.
Pourquoi avez-vous renoncé à un stage à l'étranger?
Nous avons gagné la coupe en 2006 grâce au travail que nous avons fourni à Martigny sur le terrain synthétique et sous la tente chauffée. Notre préparation comprend quatorze jours de camp au total, mais les coupures avec la famille se limiteront à des périodes de trois jours. La préparation en Suisse évite l'ennui et le déplacement. Elle permet de travailler dans les conditions que nous rencontrerons à la reprise.
Publié par obol à 22:01:09 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par obol à 21:58:23 dans FC Sion-Valais; prochain match | Commentaires (0) | Permaliens
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