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Uli Stielike et Sion, c'est fini | 12 décembre 2008

La page Uli Stielike est désormais tournée à Sion. Le club valaisan et l'Allemand se séparent d'un commun accord. Le désormais ex-entraîneur se confie à tsrsport.ch.
La rupture entre le FC Sion et Uli Stielike (54 ans) est bel et bien consommée. "D'un commun accord", selon un communiqué du club, le FC Sion et l'entraîneur allemand ont décidé de mettre un terme à leur collaboration.

Engagé fin mai pour succéder à Alberto Bigon, Stielike avait été mis sur la touche le 3 novembre pour résultats insuffisants (4 points sur les 7 matches précédents) par le président Christian Constantin, qui assume seul depuis lors la responsabilité sportive de l'équipe. L'ancien international allemand (42 sélections) a ensuite été en congé-maladie.
 
Dans un communiqué laconique, le club "souhaite bonne chance à son entraîneur pour la suite de sa carrière". Il précise que l'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse et joueur vedette du Real Madrid sera "toujours le bienvenu en Valais"...

Voilà Uli, le chapitre FC Sion est désormais clos pour vous...
Nous avons effectivement trouvé un arrangement. Je suis désormais un homme libre. Pour moi, il était important d'en arriver à cette solution car je ne pouvais tout simplement pas revenir dans cette ambiance bizarre.
Vous éprouvez des regrets?
Quand tu arrives dans un nouveau club avec une grosse envie de faire évoluer les choses, avec l'envie aussi de redonner une belle image au FC Sion, c'est sûr qu'il y a forcément des regrets. Mais voilà, on n'avait pas les mêmes idées avec Christian Constantin, et on ne pouvait tout simplement pas travailler ensemble.

Christian Constantin, justement, n'a pas toujours été tendre avec vous dans ses déclarations à la presse...
Je crois qu'il est très nerveux. Il mesure maintenant la difficulté de la tâche sur le banc. Par contre, ce qui me fait vraiment rire, ce sont les excuses derrière lesquelles il se cache en cette fin d'année, disant que son équipe n'est pas prête physiquement. Or il la dirige depuis cinq semaines maintenant. C'est généralement le temps que des sélectionneurs comme Domenech, Löw ou Del Bosque ont avec leurs joueurs pour préparer physiquement un grand tournoi, et si possible le gagner... Mais je ne tiens pas à rentrer dans son jeu, et encore moins répondre de la même manière qu'il a pu le faire à mon égard.
Avec le recul, le choix du FC Sion était-il vraiment le bon l'été dernier?
Oui, bien sûr. Je n'ai jamais eu de problème avec le FC Sion, ni avec les joueurs. Ou bien seulement ceux que tous les entraîneurs peuvent avoir un jour. Moi, les seuls problèmes que j'ai pu rencontrer, c'est avec la société de l'Olympique des Alpes du président Constantin... A part ça, le Valais est une région magnifique, que je recommanderai volontiers à tous mes amis allemands pour les vacances. Et la région mérite d'avoir un club de football qui joue les premiers rôles.
 
Christian Constantin vous a reproché des tas de choses, disant aussi que "les grands joueurs ne font pas forcé ment de grands entraîneurs". Avez-vous l'impression d'avoir fait des erreurs?
Il y a toujours des choses qu'on pourrait faire différemment. Mais mon plus grand regret est peut-être de n'avoir pas fait jouer Obradovic dès le début du championnat, et de suivre la politique du club qui voulait absolument le vendre. J'aurais donc pu ou dû imposer mes idées. Mais là, on aurait déjà eu des problèmes le premier jour! Mais bon, le chapitre FC Sion est désormais clos pour moi. Par contre, j'aimerais juste encore préciser que Stielike n'a jamais exigé le limogeage du préparateur physique, ni de qui que ce soit. De plus, je n'ai jamais, et je dis bien jamais, été en contact avec la Fédération du Qatar pour prendre en charge l'équipe nationale. Certains journalistes devraient vérifier leurs affirmations...

Propos recueillis par Daniel Burkhalter

Tsr.ch

Publié par obol à 21:10:17 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |