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Constantin boss et coach | 03 novembre 2008

 
Christian Constantin aux manettes avec Boubou Richard.[Keystone]La responsabilité de la première équipe du FC Sion incombe désormais à Christian Constantin, mécontent des résultats de son club. Uli Stielike n'a pas dirigé l'entraînement de lundi.
 
Le dix-huitième entraîneur de Christian Constantin à la tête du FC Sion se nomme Christian Constantin! L'architecte de Martigny a franchi le pas après le septième match sans victoire de son équipe en championnat.

"Nous n'avons gagné que quatre points lors des sept derniers matches. J'ai pris 8-0 sur les deux déplacements à Berne et à Bâle. J'ai laissé Uli Stielike travailler en paix pendant 150 jours", explique Christian Constantin. "Il était temps de procéder à une analyse réelle de la situation. Que je mette enfin le nez dans la maison". Selon le président, Uli Stielike n'a pas supporté cette ingérence. Il a refusé toute forme de collaboration.
"Stielike a abandonné son poste"
"Je ne l'ai pas licencié. Il a tout simplement abandonné son poste lundi matin", se défend le président. Au bénéfice d'un contrat qui court jusqu'en juin 2011, l'ancien sélectionneur de l'équipe de Suisse ne partage certainement pas l'analyse de Christian Constantin. Les deux hommes s'apprêtent à engager un très long bras de fer juridique. Le président reproche essentiellement à son technicien ses critiques sur la valeur de son effectif.

"Il a déprécié mes joueurs", remarque Christian Constantin. Et d'ajouter aussi que Tourbillon s'est vidé. "Nous perdons 3000 spectateurs par rapport à la saison dernière, c'est-à-dire entre 500 et 600'000 francs de recettes aux guichets en moins".

Uli Stielike hors-jeu, Christian Constantin a décidé d' assumer seul la direction sportive du club jusqu'à la trêve. "Il nous reste cinq matches de championnat et une rencontre de Coupe d'ici Noël. L'objectif est se donner une marge par rapport à la barre et, bien sûr, de nous qualifier à Malley. Je n'ai aucune envie d'entraîner. Seulement, je dois remplir mon rôle de patron. Je dois trouver les mots justes pour faire avancer à nouveau le groupe".
Frédéric Chassot au coaching
Suspendu par l'ASF en raison de la fameuse affaire de Kriens, Christian Constantin ne sera pas assis sur le banc de touche samedi à Bellinzone. C'est son directeur sportif Frédéric Chassot qui coachera l'équipe. "Freddy sent bien le foot", glisse Christian Constantin. "En ce qui concerne les entraînements, ils seront planifiés par Christian Zermatten et animés par Jean-Claude Richard et Jose Sinval. Je répète que cette solution est transitoire. Je devais agir dans l'urgence. Seule une solution interne s'offrait à moi. A Noël, nous aurons le temps de nous retourner".

Si Frédéric Chassot sera à la baguette samedi, c'est bien Christian Constantin qui aura défini la composition de l'équipe et les choix tactiques. "Concernant la tactique, il n'y a pas de secret. Nous jouerons en 3-4-3 si l'adversaire aligne deux attaquants, en 4-3-2-1 s'il en aligne qu'un seul", explique-t-il devant le tableau noir. Quant à la composition de l'équipe, et notamment le choix du gardien, Christian Constantin se basera sur les entraînements de la semaine.
La question du gardien
Christian Constantin explique sa nouvelle tactique.[Keystone]Tout est ouvert", explique Christian Constantin. "Aujourd'hui, je ne peux pas vous dire qui jouera dans la cage à Bellinzone entre El-Hadary et Vaillati. En revanche, je ne cache pas que je suis déçu par le comportement de El-Hadary. On abandonne pas ses coéquipiers à Bâle alors que l'on est mené 3-0 en prétextant une blessure."

Avec le recul, Christian Constantin regrettera très certainement la manière avec laquelle il avait "sacrifié" Vaillati en début d'année pour tenter ce drôle de coup de poker avec El-Hadary qu'il a considéré un peu bien vite comme le "Buffon africain".
si/dbu
 
Christian Constantin a tout de même trouvé le temps, lors de cette journée bien remplie avec deux entraînements et une théorie, de dresser le portrait de son 19e entraîneur. "Un entraîneur qui aura des c.... Un entraîneur qui accepte la défaite sans se réfugier derrière de fausses excuses", lâche-t-il.
Un portrait qui se rapproche, reconnaît-il, de l'un de ses ex, Nestor Clausen - actuel coach de Neuchâtel Xamax - dont le départ abrupt à l'automne 2006 a marqué un tournant important dans la vie du club. "Nestor n'est pas parti à cause de moi", précise Christian Constantin. Ce sont des raisons personnelles qui ont guidé son choix".
 
Paolo Urfer s'en va aussi
Après 30 mois passés au FC Sion, Paolo Urfer va faire ses valises. Le directeur sportif et le club valaisan ont décidé d'un commun accord de mettre un terme à leur collaboration et de ne pas prolonger le contrat les liant.
 

Publié par obol à 22:25:48 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Uli Stielike refuse la proposition de Christian Constantin | 03 novembre 2008

Les dessins de CASAL Le NouvellisteUli Stielike - Christian Constantin. Collaboration impossible? L'Allemand refuse de collaborer avec son "président-entraîneur".

Dimanche, Christian Constantin annonçait qu'il assumerait seul la direction sportive du FC Sion jusqu'à la pause de Noël. Ce lundi matin, après une rencontre entre les deux hommes, l'entraîneur Uli Stielike a refusé la proposition qui lui a été faite par le président Constantin pour une éventuelle collaboration.

L'entraînement matinal a été donné par "Boubou" Richard et José Sinval. Le président du FC Sion rencontrera les joueurs à midi. Christian Constantin a en outre décrété un "Silenzio Stampa" sur le sujet.  

Stéphane Fournier
Le Nouvelliste

Publié par obol à 12:44:18 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Il devient entraîneur | 03 novembre 2008

Christian Constantin, le président du club valaisan, assumera la direction sportive de l'équipe jusqu'à la pause de Noël.

Le nouvel entraîneur du FC Sion s'appelle Christian Constantin. Eculée, la rengaine devient réalité. Le président du club valaisan assumera jusqu'à la pause hivernale la direction sportive de l'équipe professionnelle. «Je déterminerai dès aujourd'hui tous les choix tactiques et techniques et je les assumerai entièrement sans exercer aucune pression sur une autre personne», confie l'architecte octodurien. «Ce fonctionnement durera jusqu'à la fin du deuxième tour, soit jusqu'au match contre Neuchâtel Xamax à Tourbillon le 13 décembre. La rumeur qui me colle une étiquette d'entraîneur depuis plusieurs années ne joue aucun rôle.» Il emprunte la même voie que Felix Burgener. L'ancien président et mécène du HC Thurgovie a coaché personnellement sa formation de 2003 à 2008. Il avait auparavant remercié Robert Wiessmann, son entraîneur, lors d'une pause entre le premier et le deuxième tiers-temps d'un match contre Grasshopper. La première de Constantin interviendra dimanche à Bellinzone. Elle marque un premier derby contre Marco Schällibaum, ancien entraîneur de Sion d'octobre à novembre 2006. L'intervalle comprend également le huitième de finale de coupe de Suisse contre Malley, le 23 novembre, entraîné par Gabet Chapuisat, lui aussi ancien locataire du banc de Tourbillon durant cinq matches lors de la saison 2006- 2007.

Pourquoi Christian Constantin prend-il une responsabilité que la majorité des observateurs lui attribue depuis plusieurs années?

L'analyse de notre situation après les cinq premiers mois de travail d'Uli Stielike m'incite à prendre cette mesure. Nous avions six points après quatre journées lors du premier tour, nous en avons deux lors du deuxième tour.

«Je travaillerai avec les personnes qui accepteront cette structure»

Stéphane Troillet était responsable d'une mauvaise préparation physique des joueurs, je l'écarte et aucune amélioration n'intervient. Paolo Urfer commettait des erreurs, je l'écarte et aucune amélioration n'intervient. Mon stade se vide, mon contingent se déprécie. Toutes les personnes qui parlent du FC Sion ne subissent aucun impact sur leur porte-monnaie, moi oui. Je me retrouve face à une armée en péril, je ne l'abandonnerai pas dans cet état. L'objectif est d'éviter la relégation. Au rythme actuel, nous serons barragiste avant Noël. Les responsabilités m'appartiennent. Je me dis: à toi de te sortir de la m... dans laquelle tu te trouves.

Cette décision signifie-t-elle la fin de la collaboration entre Christian Constantin et Uli Stielike?

Je travaillerai avec les personnes qui accepteront cette structure, entraîneurs, joueurs ou employés administratifs. Je trouverai des solutions pour compenser les défections. Je n'accuse personne et je ne suis content de personne. J'ai lu plusieurs déclarations d'Uli qui parlent d'un contingent de qualité insuffisante. Je ne lui donne ni tort ni raison. Comme saint Thomas, je veux voir. Après quarante-cinq jours de vie commune avec les joueurs, je serai fixé. Si cette faiblesse se vérifie, j'accepterai que l'on pointe du doigt le recrutement et que l'on dise que les joueurs n'ont pas le niveau pour atteindre les objectifs définis pour cette saison. Je ne juge pas la personne qui est remarquable, ni le joueur qui a été extraordinaire, je juge son apport dans mon club.

Dirigerez-vous l'entraînement sur le terrain?

Non, je serai présent pour constater le travail effectué. J'ai une idée très précise des points à améliorer pour affronter un match comme celui de Bellinzone dimanche: des lignes plus resserrées entre les divers secteurs de jeu, une meilleure mobilité de mon bloc défensif et une transition plus efficace entre la récupération du ballon et le mouvement offensif.

Composerez-vous l'équipe?

Oui, les décisions m'appartiendront. Je les prendrai après discussion et consultation des personnes qui collaboreront avec moi. Je déterminerai le système de jeu et le tireur de penalty par exemple. Tout dégage une impression de bordel, je redéfinis une hiérarchie. Ce ne sera pas une dictature, mais une remise à l'ordre.

«Je ne condamne personne, mais tous les salariés du club méritent des reproches»

Pourquoi ne procédez-vous pas comme d'habitude à un changement d'entraîneur?

Je ne l'ai jamais envisagé depuis la reprise du championnat. Personne ne peut me donner de certitudes par rapport aux doutes qui pèsent sur la valeur de l'effectif. Je répète: je ne condamne personne, mais tous les salariés du club, du premier au dernier, méritent des reproches cette saison. La pression et les exigences font avancer dans le sport. L'envie de gagner ne suffit pas sans la volonté de se faire mal.

Paolo Urfer revient-il au club après ses vacances?

Son contrat s'est terminé au 31 octobre. D'un commun accord, nous ne l'avons pas renouvelé. Je le remercie pour tout ce qu'il a fait.

Votre expérience à la tête de l'équipe pourrait-elle se prolonger au printemps?

Mon horizon se limite aux matches qui précèdent la pause. Il importe d'éviter la lutte contre la relégation en championnat et de se qualifier pour les quarts de finale de la coupe de Suisse.

Stéphane Fournier
Le Nouvelliste

Publié par obol à 12:42:41 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |