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Sion a enfin conquis trois points, après huit matches sans victoire. Lors de la 15e journée d'Axpo Super League, les Valaisans ont battu Vaduz 3-1 à Tourbillon. Par ailleurs, Bellinzone a crée la surprise en allant s'imposer 1-0 à Aarau.
Olivier Monterrubio, de retour dans l'équipe, a été le grand artisan de la victoire. Le Français a inscrit les deux premiers buts (33e/68e), mettant les siens sur les bons rails. Le gardien El Hadary, préféré par Christian Constantin à Vailati, a également contribué en effectuant plusieurs arrêts déterminants en début de seconde mi-temps.
Vaduz a réduit l'écart par Rivaldo (74e), mais les Valaisans ont assuré leur succès à la 90e sur un contre conclu par Saborio. Sion n'avait plus gagné depuis le 16 août, à Vaduz... Le club de la Principauté a perdu ses deux matches depuis l'arrivée sur le banc de Pierre Littbarski.
Dans l'autre match, Bellinzone a conquis un deuxième succès consécutif en allant gagner 1-0 à Aarau, en perte de vitesse. Les pensionnaires du Brügglifeld ont cruellement manqué d'imagination pour prendre en défaut la défense adverse. Diarra a inscrit le seul but du match à la 66e. Les Tessinois se donnent ainsi un peu d'air dans la lutte contre la relégation. SI
SION - VADUZ 3-1 (1-0)
Tourbillon, 8800 spectateurs.
Arbitre: M. Wermelinger.
Buts: 34e Monterrubio 1-0. Sur un centre de Brellier, le gardien Sommer et Dzombic se télescopent dans les airs. Alors que l'un et l'autre restent au sol, le ballon arrive sur Monterrubio, lequel, cage vide ouverte devant lui, réussit une frappe lobée de 20 m...
67e Monterrubio 2-0. Sur une percée de Reset stoppée, Beto récupère le ballon et ouvre sur l'aile pour Serey Die, dont le centre est transformé par l'homme du match. Presque inespéré, ce 2-0 tombe alors que Sion, copieusement dominé, n'en mène pas large depuis la reprise.
73e Rivaldo 2-1. En embuscade au deuxième poteau, le Brésilien exploite un service de Bellon, signant le premier but de Vaduz depuis le 29 septembre et 489 minutes.
90e Saborio 3-1. Sur un long coup-franc de Beto, le Costaricain lobe astucieusement Sommer. Dans la tribune, CC peut enfin se rasseoir...
Sion: El Hadary; Alioui, Kali, Vanczak, Bühler; Reset, Brellier (57e Beto), Serey Die (81e Crettenand), Monterrubio (68e Ahoueya); Dominguez; Saborio. Entraîneurs: staff technique (MM. Chassot, Richard, Zermatten et Sinval) coaché par Christian Constantin.
Vaduz: Sommer; Ritzberger, Dzombic, Iten, Cerrone; Reimann (71e Bellon), Fejzulahi, Polverino, Saroa (46e Fischer); Gaspar, Fakhreddine (46e Rivaldo). Entraîneur: Littbarski.
Notes: Sion sans Paito, M'Futi (blessés), Obradovic (pas convoqué), Nwaneri (suspendu) ni... Stielike (en congé maladie). Vaduz sans Haman, Senna, Sutter, Wieczorek, Wuthrich (tous blessés). 51e: frappe de Fischer sur le poteau.
Avertissement: Reset (82e, jeu dur).
Coups de coin: 2-11 (0-0).
Stéphane Fournier Le NouvellistePublié par obol à 21:15:10 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Uli Stielike parti, Christian Constantin a fait appel, entre autres, à l'incontournable Jean-Claude Richard pour le dépanner. C'est la cinquième fois en quatorze ans que l'ancien joueur et entraîneur du FC Sion vole au secours de l'équipe.
Allo, Boubou (avec l'accent octodurien)? Ici, c'est CC. Tu as sûrement entendu que j'avais viré l'entraîneur. Je suis un peu dans la m... comme on dit. Comme d'habitude, j'ai besoin que tu me dépannes. Tu acceptes?
- Ben (avec l'accent sédunois ou franc-comtois), faudra bien. J'arrive.
Cette conversation, fictive ici, bien sûr, Boubou Richard l'a déjà entendue plusieurs fois. C'est aussi, grossièrement caricaturé, celle qu'ont entretenue les deux hommes, le lundi 3 novembre dernier, quelques minutes après que l'entraîneur Uli Stielike eut refusé de poursuivre sa mission sous le contrôle du président Christian Cons-tantin.
«Tous les lundis matin, nous avons une réunion des entraîneurs des espoirs et des juniors avec Christian Zermatten (réd: le chef technique de la coordination du centre de formation et entraîneur des espoirs avec Claude Mariétan, depuis peu, et Jean-Claude Richard)», confie Boubou. «Christian Constantin s'est entretenu vers 8 h 30 avec Uli, qui a refusé l'offre qu'il lui a fait. Il est venu alors vers nous et nous a demandé à tous les trois (réd. Christian Zermatten, Jean-Claude Richard et José Sinval, l'entraîneur avec Charly Roessli des moins de 18 ans) de prendre sa place. On lui a dit oui ensemble.» Voilà, en quelques mots, comment s'est formé le triumvirat qui a succédé à Uli Stielike et que Christian Constantinentend maintenir en place jusqu'à la pause de Noël.
Boubou, pour la énième fois, vous venez au secours de Christian Constantin. Qu'est-ce qui vous a fait lui dire, encore une fois, oui?
La situation n'est pas la même. Les autres fois, j'avais été appelé comme entraîneur. Je dirigeais l'équipe. Cette fois, je viens surtout pour donner un coup de main à Christian Zermatten. Il fallait faire dans l'urgence. Comme on était deux entraîneurs à la tête des espoirs, je pouvais partir. Je suis l'employé du président, donc à sa disposition. Pour moi, il n'y a pas de problème à cela.
Les autres fois, vous étiez venu souvent pour une longue durée, cette fois pour dépanner. Vous le faites toujours avec le même enthousiasme?
Absolument. Le football, c'est ma passion. L'âge ne l'a pas entamée. Mais j'ai évolué. Aujourd'hui, je prends du recul. J'analyse les choses différemment, plus tranquillement, avec moins d'excitation. L'équipe d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle que j'entraînais il y a dix ou douze ans. Elle est très composite, beaucoup plus difficile à gérer. Entraîner cette équipe tout seul serait, aujourd'hui, tout simplement impossible. Ceci dit, tout se passe bien avec les joueurs.
Comment vous êtes-vous répartis les tâches entre vous trois?
Avec José (réd: Sinval), on est les assistants de Christian Zermatten. José s'occupe spécialement des attaquants, Christian et moi du reste de l'équipe, mais c'est Christian qui prépare les entraînements.
Préparer l'équipe, mais pas la faire, c'est un peu frustrant, non?
On connaissait la donnée depuis le début. On discute tous ensemble et on décide. Avant le match contre Bellinzone, nous avons défini une stratégie. Sans le penalty bête de la dernière minute, elle aurait tenu.
Travailler avec Christian Constantin, c'est plus facile ou plus difficile qu'avec un autre président?
J'ai connu l'époque André Luisier. Il ne se mêlait jamais de la préparation et de la composition de l'équipe. Christian Constantin s'est toujours impliqué. Il demande qui va jouer et comment on va jouer. Il connaît le foot.
Samedi, après le match contre Bellinzone, vous avez dit que le moment était venu de préciser les rôles de chacun. Qu'avez-vous entrepris concrètement?
Dans la tribune, Christian Zermatten était un peu dans l'ombre à Bellinzone. Il reviendra sur le devant de la scène contre Vaduz. Il sera sur le banc, avec moi et Frédéric Chassot. En fait, il jouera cette fois le rôle de l'entraîneur. Si des décisions doivent être prises pendant le match, on les discutera tous les trois ensemble. Avant le match et à la mi-temps, en revanche, ce sera Christian Constantin qui parlera.
Qui fera l'équipe, samedi?
Christian Constantin, c'est clair.
Stéphane Fournier Le NouvellistePublié par obol à 21:04:22 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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