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Le coach Constantin a raté sa première. Le président-entraîneur du FC Sion évoque les changements qu'il va apporter et les nombreuses offres qu'il a déjà reçues pour lui succéder.
Il n'a pas fait mieux que ses entraîneurs. L'ère Constantin a commencé par une défaite à Bellinzone. Le président va-t-il virer l'entraîneur? L'un et l'autre s'expriment d'une même voix.
Christian Constantin, le président que vous êtes est-il content de l'entraîneur que vous êtes devenu?
Je vais le laisser en place jusqu'à Noël. Cet entraîneur-là a l'avantage de ne pas coûter d'argent, et même d'en mettre pas mal de sa poche. Ce que je peux lui reprocher, c'est de ne pas avoir prévu ce qui s'est passé. L'expulsion de Nwaneri ne figurait pas dans ses plans.
Après cette première ratée, l'entraîneur a-t-il changé d'avis sur ses joueurs?
Je les trouve extrêmement attachants, voire émouvants dans leurs différences multiculturelles. Ils méritent d'être défendus.
Trois techniciens sur le banc, deux autres en tribune, vu de l'extérieur, l'organisation, notamment la cellule communication, donnait le sentiment d'un certain flottement, d'une belle pagaille...
Ça l'était en partie. Des choses sont à revoir pour améliorer l'efficacité. Je vais réorganiser mon banc (n.d.l.r.: s'il reçoit le feu vert de son médecin, Zermatten relaiera Sinval sur le banc).
Au Tessin, vous avez écarté El Hadary et Monterrubio, vos deux stars. N'est-ce pas l'aveu d'un constat d'échec?
Chez moi, chacun est traité au même niveau. Si Essam ne comprend pas qu'il doit plus s'investir, il aura de la peine à retrouver sa place. L'absence d'Olivier était un choix tactique. Je ne voulais pas qu'il s'embourbe sur un terrain pareil. Il m'avait aussi semblé moins impliqué durant la semaine.
Avez-vous déjà reçu des offres spontanées pour vous remplacer?
Oui, plusieurs dizaines, y compris d'anciens entraîneurs du FC Sion...
Au fait, quels sont vos frais d'avocat pour une année?
J'ai un avocat qui travaille pour moi au sein même du département juridique du club.
Combien d'anciens coaches payez-vous encore chaque mois?
Aucun. Tout est liquidé. Dernier en date, Bigon a demandé à être libéré de ses fonctions.
Avec Stielike, une nouvelle procédure va s'ouvrir...
Après m'avoir parlé de son avocat le lundi, Ulli m'a présenté à la sortie un certificat médical le déclarant indisponible pour une durée indéterminée. Il n'a pas souhaité poursuivre le combat que représente notre lutte contre la relégation. De sa part, cela s'apparente à de la lâcheté, à un abandon de poste. Mardi dernier, je l'ai renvoyé à la maison parce que son allure était négligée et son odeur pas très agréable...
Que manque-t-il à Sion pour fêter une première victoire?
De ne pas avoir peur de jouer. A Bellinzone, j'avais demandé aux gars de me donner leur coeur. Contre Vaduz, j'aimerais qu'ils me donnent leur tête. Je veux voir plus de foot!
Vous devrez aussi affronter la colère du fan-club des Red Side, qui a décidé de ne plus soutenir une équipe dans laquelle ses membres avouent «ne plus se reconnaître». Votre réaction?
C'est leur choix, il est purement émotionnel. Et les émotions ne rapportent pas des points.
Et quand ces supporters vous traitent de «crétin des Alpes»?
Je me dis qu'ils ont drôlement raison! Qui pourrait être plus crétin que moi pour faire tout ça? Je peux vivre avec des supporters qui me traitent d'abruti. Le seul qui ne doit pas en être convaincu, c'est moi. Le reste, je m'en fous.
A l'entraînement en..... avion!
«Si vous voulez être sûr de ne pas me réveiller, appelez-moi au milieu de la nuit!» A l'heure de fêter ses quarantièmes rugissants, traversés en 1997, le patron apostrophait ainsi ses interlocuteurs. Depuis son intronisation sur le banc, Christian Constantin a remis au goût du jour sa formule choc. «J'ai repris mes horaires de fou. A 5 h 30 déjà, je suis au bureau...» Entre les affaires du ballon et la gestion de son business, l'entraîneur-promoteur fait la semaine de 80 heures - théorie, match du week-end et décrassage non compris. Pour régler l'ordinaire, Constantin a le choix du moyen de transport. Quand il ne fonce pas au volant de sa Ferrari, il prend la voie des airs. Comme l'autre jour lorsque l'homme pressé n'a pas hésité à faire un crochet aérien par Genève entre... deux entraînements! «J'ai commandé mon avion pour 13 h à Sion. On a atterri à Annemasse, à côté de la frontière. J'ai vu mes interlocuteurs à Chêne. A 16 h, j'étais de retour à Martigny pour donner le deuxième entraînement de la journée.» Ni vu ni connu. Mais pour l'instant perdu...
Nicolas Jacquier Le MatinPublié par obol à 23:31:31 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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