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Sion boit la tasse d'entrée | 19 juillet 2008

Triste entame de saison pour Sion. A Aarau, les hommes d'Uli Stielike se sont en effet inclinés 3-1. Ianu, auteur d'un doublé, a été le bourreau des Valaisans.
 
Uli Stielike l'avait répété plusieurs fois ces dernières semaines: il y a beaucoup de travail avant de redonner à Sion l'équilibre qui lui manque depuis un an. L'Allemand ne s'était pas trompé. Hormis les évidentes difficultés physiques de Valaisans à la peine au moment d'accélérer, ce furent surtout les errements tactiques, notamment défensifs, qui éclatèrent au grand jour.
Une grande fébrilité défensive
Les Sédunois ne surent jamais gérer les transitions sur la pelouse du Brügglifeld. A chaque ballon perdu, ils se trouvèrent immédiatement en danger face à des Argoviens qui profitaient au mieux des larges boulevards au coeur de la défense et entre les lignes. Ainsi, la défense à trois fut transpercée de toutes parts, tant dans l'axe que sur les ailes.

Une triangulation Burki-Mutsch-Ianu mettait hors de position les Valaisans pour le 1-0 (10e), alors que, quelques secondes plus tôt, une tête plogeante de Dominguez frôlait le poteau de Benito. A la 35e, le buteur roumain s'offrait un doublé sur une longue balle de Burki. L'arrière-garde sédunoise parut une fois de plus à la rue sur le 3-0 de Rogerio (66e).
Des Valaisans plus en jambes après le thé
Une réussite qui fit mal à un FC Sion plus en jambes avec l'entrée en jeu d'Olivier Monterrubio à la mi-temps, pour ses débuts helvétiques. Las pour la troupe de Stielike, les habituels ratés devant le but adverse - notamment Dominguez (38e), Alioui (45e) et Saborio (69e) - l'empêchèrent de refaire surface.

Pour son centenaire, Sion espère une grande saison. Son premier match officiel confirmait simplement ce que beaucoup pressentaient: le chemin est encore long, d'autant qu'il manque à un groupe pourtant trop nombreux un véritable patron derrière et un buteur. si/tou
 

Publié par obol à 21:53:13 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Christian Constantin: «Etre sur la plus haute marche» | 19 juillet 2008

Le président Christian Constantin restera derrière son entraîneur, Uli Stielike (ici aux côtés de son assistant Claude Mariétan, tant que les résultats seront bonsLe club de Tourbillon ambitionne secrètement de retrouver les sommets. Sortant de sa pause médiatique, Christian Constantin est de retour aux affaires. Avec l'arrivée de Stielike, le président du FC Sion estime avoir trouvé l'homme capable de faire progresser son club. Premier élément de réponse en fin d'après-midi à Aarau

Au loin, on entend le clapotis des vagues. Christian Constantin achève deux semaines de vacances familiales en Sardaigne. Il sera de retour aux affaires ce samedi à Aarau, pour y voir à l'oeuvre son FC Sion. Depuis plusieurs mois, le patron s'était fait médiatiquement plus discret. Pas de déclarations tapageuses ni de coups de gueule. Le début d'une nouvelle ère ou la décision de ne pas empiéter, à la demande du nouvel entraîneur, sur les plates-bandes de Stielike? Explications.

Christian Constantin, on ne vous voit plus, on ne vous entend plus... Que se passe-t-il?
J'ai été victime de l'Euro et du foot des plages! (Rires) L'été, c'est la période jet-set où tout le monde parle. Avec la reprise, les entrepreneurs du ballon vont reprendre le devant de la scène.

Prendre du recul, c'était une volonté délibérée de votre part?
Je n'ai pas besoin de voir mon nom s'étaler dans la presse tous les jours, je m'en fous. Ce n'est pas moi qui appelle les journalistes, mais plutôt l'inverse.

Depuis l'arrivée de votre nouvel entraîneur, il n'y en a que pour Stielike. Allez-vous rester caché dans son ombre?
Cela ne dépend pas de moi, mais des résultats. L'intervention du président se justifie lorsqu'il y a des ennuis dans la maison, et que la baraque ne tourne pas. Mon but, c'est d'avoir le moins d'«emmerdements» possibles!

Qui a choisi Uli Stielike?
Son nom s'est rapidement imposé. Concrètement, c'est Freddy (ndlr: Chassot) qui a tenté la première approche, il avait joué avec lui. Stielike, c'est la rigueur, la compétence, le charisme mis au service de la cohésion du groupe. Il apporte tout ce qui nous manquait.

Comment va fonctionner le couple Constantin/Stielike?
Normalement... C'est un gagneur, un bosseur et je le suis aussi. Son palmarès m'impressionne.

Un mot sur le recrutement, notamment l'arrivée de Monterrubio?
Avec un décalage d'une année, on a remplacé Gelson et Carlitos par Serey Die et Monterrubio. Si Olivier est à Sion, c'est parce que Lens a été relégué et que Gervais Martel, son président, ne souhaitait pas trop qu'il continue en France. Durant les négociations, tout le monde m'avait déconseillé de le prendre. Cela m'a convaincu de faire l'effort pour l'engager. J'ai aussi souhaité professionnaliser l'encadrement médical du club, avec l'arrivée du médecin du Torino.

En termes d'objectif sportif, qu'attendez-vous après une saison décevante?
Alors ça... Avec le recul, fixer des objectifs précis est une stupidité. On ne fabrique pas des chaises ou des tabourets; on est dans ce que l'on ne peut pas prévoir. Je préfère parler d'envie, comme celle de remporter tous les matches. Le problème, c'est que l'on affronte des adversaires animés des mêmes intentions. Un athlète ou un skieur lutte seul contre le chronomètre. Là, nous sommes onze contre onze.

Il doit pourtant bien y avoir un objectif secret, non?
L'envie, comme Aznavour, c'est d'être toujours sur la plus haute marche...

Et en cas de faux départ? Après deux matches, deux défaites, que se passerait-il par exemple?
On travaillerait pour gagner notre troisième match, c'est tout.

 

Trop riche, l'effectif va être réduit

Avant de se frotter successivement à YB, GC et Bâle, Uli Stielike aimerait mettre dans le mille dès sa première flèche, à Aarau. «Au tir à l'arc, a-t-il expliqué, la tension de la corde doit être maximale pour que la flèche parte bien. En football aussi, il faut sentir cette tension naturelle.» Où en est vraiment son équipe, sortie invaincue de ses matches de préparation? Le rendez-vous d'Aarau servira de premier juge de paix. Avec les retours de prêt, Stielike dispose d'un contingent élargi de 29 joueurs. C'est trop. Le nouveau coach aimerait réduire le cadre à 22 unités (dont trois gardiens). C'est dire que des têtes vont disparaître. Zaki est attendu à Cracovie, Mijadinoski devrait rebondir en Hongrie (Honved), Diallo est en test à Brest, alors que le cas de David Gonzalez (Servette?) est en stand-by. Actuellement blessé au mollet, Obradovic a lui aussi reçu son bon de sortie.

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 11:46:31 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |