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«Sion est le club à éliminer» | 29 avril 2008

«YB a reçu un avantage sur la base d'une simulation. Quand il y a une tricherie, le match doit être rejoué» Christian Constantin Image © KeystoneLe patron de Tourbillon justifie sa nouvelle croisade contre l'arbitrage. Après le jeu du carton dimanche contre YB - 9 jaunes et 2 rouges sortis par M. Rogalla -, Christian Constantin persiste et signe. Le président du FC Sion n'est pas loin de penser que son club est victime d'un complot. Et revient sur l'affaire du protêt...

La machine juridique du FC Sion est lancée. Christian Constantin ne l'arrêtera qu'après avoir obtenu gain de cause. Ou épuisé son dernier recours. «YB a reçu un avantage sur la base d'une simulation. Quand il y a une tricherie avérée, le match doit être rejoué. C'est ce que nous demandons.» A l'origine du nouveau combat valaisan sur le tapis vert: l'expulsion de Vanczak (41e), suite à une simulation bernoise. Première certitude: l'affaire embarrasse les dirigeants du football suisse au plus haut point. Elle risque surtout de perturber le déroulement du championnat, dont le verdict pourrait être repoussé de plusieurs mois.

Autre fait déjà acquis dans ce nouveau bras de fer entamé contre la Ligue: CC et le FC Sion (qui ne pourra pas aligner Vanczak à l'Espenmoos...) joueront samedi à Saint-Gall sous protêt.

Christian Constantin, avez-vous revu les images du délit?
Oui. On se trouve en présence d'un vrai scandale. Si un joueur devait être expulsé sur cette action, c'est Hochstrasser. On a été volé par M. Rogalla, qui a lui-même été trompé par un comédien. Si c'est un geste qui entraîne l'arbitre à faire une erreur, on est en présence d'une tricherie. Et le match doit être rejoué. Il y a le précédent Reset (n..d.l.r.: accusé de simulation, après coup, contre Lucerne). Sion avait été pénalisé sur la base des images TV. On ne peut pas utiliser les images quand on veut descendre Sion et les refuser lorsqu'elles prouvent que nous sommes floués.

M. Rogalla aurait-il pu être «acheté»? Avez-vous des doutes sur son intégrité?
Il a été malhonnête. Sur l'expulsion, pourquoi l'arbitre ne va-t-il même pas consulter son juge de touche qui était à 2 mètres? A l'époque, M. Röthlisberger avait touché pour trafiquer des matches. Il y a plusieurs manières d'être corruptible. Par l'argent, ou par les avantages qu'un arbitre peut retirer. Comme une promotion par exemple.

Qu'est-ce qui motive votre nouveau combat?
L'injustice. Je me sens floué. Si l'ASF entend lutter contre les tricheurs, elle doit punir YB, mais pas Sion. Au Tour de France, un coureur qui monterait deux cols dans la voiture du directeur sportif avant de remporter l'étape serait exclu. Et je ne parle pas de dopage... Dans un premier temps, je ne me fais aucune illusion. A Berne, on est dans le fait du prince. Mais je ne lâcherai rien. A partir de maintenant, les résultats ne peuvent être validés. Et le classement doit être donné sous réserve.

Sion ne paie-t-il pas là sa croisade contre les arbitres de l'an dernier, avec notamment un DVD contenant le «best of» des erreurs d'arbitrage.
Sion n'est pas jugé comme les autres. Les arbitres ne peuvent pas être neutres avec nous puisqu'ils sont partiaux. Ils reçoivent des instructions. Je suis victime d'un délit de sale gueule. Comme je suis l'homme à abattre, Sion est le club à éliminer. A Berne, au siège de la Ligue, on dérange. Nos joueurs sont massacrés et l'on nous dit que c'est normal. Aujourd'hui, quitte à être volé, je préfère l'être en combattant.

A la place de l'ASF, que feriez-vous?
Le résultat a été influencé par le geste d'un tricheur. Si l'ASF veut sortir de ce bourbier, elle doit décider de faire rejouer ce match peu après la dernière journée. C'est ce qu'elle a intérêt à faire pour éviter de longues prolongations judiciaires qui plongeraient tout le championnat dans l'illégalité.

 

Le juge ne bouge pas
Le FC Sion fourbit ses armes. Il a trois jours pour déposer protêt. Il lui en coûtera alors 500 francs. Déposé à la mi-temps (et non avant la reprise du jeu), ce protêt, qui s'attaque à une décision de fait, pourrait être jugé irrecevable dans un premier temps. Raison pour laquelle Sion, pour appuyer son action, envisage de déposer une dénonciation auprès de la Commission de discipline.

Cette nouvelle affaire intervient alors même que le cas Reset - suspendu pour simulation - est toujours en stand-by. Si la sanction frappant son attaquant devait être annulée, Sion pourrait aussi demander à... rejouer son match contre Zurich!

Juge unique de la Ligue, Urs Studer n'interviendra pas cette fois. «Pour ouvrir une enquête, s'est-il justifié, il faut clairement avoir la preuve qu'il n'y avait rien de répréhensible de la part de M. Vanczak. En visionnant les images, je n'ai pas vu grand-chose. Je ne donnerai donc pas suite.»

Voilà qui pose avec acuité le problème de l'utilisation des images et du recours, parfois pernicieux, à la vidéo. Un dossier sur lequel la FIFA tarde à statuer. D'où l'existence d'un flou juridique.

 
Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 21:50:56 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Constantin n'en démord pas | 28 avril 2008

Christian Constantin a confirmé, au lendemain de la défaite de Sion contre YB, le protêt déposé pour, selon lui, une faute technique de l'arbitre René Rogalla.

Le président du club valaisan entend d'ailleurs également jouer la prochaine partie, samedi à St-Gall, sous protêt. "Pourquoi devrais-je me passer de Vanczak contre St-Gall?", demande Christian Constantin.

Le Hongrois, expulsé après avoir écopé d'un second carton jaune sur une simulation de Xavier Hochstrasser, sera en effet suspendu de facto lors de la prochaine journée. "Je veux que le match soit rejoué. Et, si l'ASF est intelligente, elle ira dans ce sens en fixant la partie juste après le dernier match de championnat (ndlr: le 10 mai)", poursuit le président.
Influence indirecte
S'appuyant sur l'affaire Reset suspendu sur la base d'images vidéo pour avoir simulé un penalty contre Lucerne en mars -, le boss du FC Sion veut que des sanctions soient prises. "Si la Ligue décide de lutter contre les tricheurs, elle a là une occasion en or de le faire".

"La décision de la Commission de discipline devrait tomber en début de semaine prochaine, se contente de déclarer Edmond Isoz. Mais il y a très peu de chance pour que la décision de l'arbitre soit remise en cause. D'ailleurs, dans l'affaire Reset, la décision de l'arbitre avait influencé de manière directe l'issue de la rencontre (ndlr: 1-1), contrairement à ce qui s'est passé dimanche à Tourbillon. Le fait de jouer à dix est certes handicapant, mais ne modifie pas directement le résultat d'un match".

Christian Constantin, qui crie à la "faute technique" de M. Rogalla, est prêt à porter l'affaire aussi loin qu'il le peut. "Si nous sommes déboutés en 1re et 2e instance par la Ligue, il nous reste le TAS, puis le Tribunal cantonal vaudois et enfin le Tribunal fédéral". Un cas de figure qui ne semble pas inquiéter Edmond Isoz outre mesure. "Jamais le TAS n'a remis en question les décisions d'un arbitre", rappelle-t-il.
Hochstrasser entre les gouttes
Il n'existe ainsi pratiquement aucune chance de voir la rencontre se rejouer. Ni de voir une procédure ouverte spontanément comme dans le cas Reset à l'encontre de Xavier Hochstrasser, ce qui serait du fait d'Urs Studer, juge de l'ordonnance disciplinaire en matière de compétition de la SFL.

"Pour ouvrir une enquête, il faudrait clairement avoir la preuve qu'il n'y avait rien de répréhensible de la part de M. Vanczak, explique-t-il. En visionnant les images, je n'ai pas vu grand chose. Je ne donnerai donc pas suite".

Reste maintenant à savoir si les diverses commissions et tribunaux seront assez rapides à statuer pour que la fin de saison de Super League ne ressemble pas à un grand capharnaüm. Impossibilité d'attribuer le titre de champion, incertitude concernant l'équipe qualifiée en Ligue des champions et celles retenues pour l'UEFA (dont peut-être Bellinzone en cas de sacre de Bâle): tel serait le pire scénario possible.

Tsr.ch.

Publié par obol à 23:28:05 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Lésé par l'arbitre, Sion veut rejouer | 28 avril 2008

Christian Constantin (petite photo à g.) descend de la tribune furax après la performance de M. Rogalla (ici aux prises avec Alioui, Dominguez et Nwaneri). Les Bernois Regazzoni et Ghezal (petite photo à dr.) ne s'en sont pas plaints. Image © DRManifestement probernois dans ses étranges coups de siflet, M. René Rogalla s'est tristement mis en évidence. Le club valaisan a déposé protêt contre l'homme en noir. Christian Constantin entend aller jusqu'au bout. Conséquence: l'issue même du championnat pourrait être... repoussée de plusieurs mois!

En faussant de façon trop éhontée le sort du match, M. René Rogalla a-t-il donné le titre à YB? Vainqueur d'un pourtant excellent match qu'il a terminé à 11 - 12 avec le soutien de l'arbitre... - contre... 9 (expulsions de Vanczak et de Brellier!), le club bernois s'est rapproché d'une consécration qu'il attend depuis vingt-deux ans. A 270 minutes du dénouement, le voici qui a repris la tête, au bénéfice de sa meilleure différence de but (+7). Dans le même temps, le FC Sion reste sous la menace grandissante de la barre avant d'aller batailler samedi à Saint-Gall. En dépit du beau jeu qu'ils ont produit, les Valaisans se sont retrouvés pomme avec le bour. Auront-ils droit à une deuxième chance? C'est l'espoir de Christian Constantin, qui, face à ce qu'il considère comme une «injustice scandaleuse», a promis d'explorer toutes les voies juridiques, en épuisant tous les recours s'il le faut, quitte à se retrouver devant un tribunal civil en dernière instance. «On va demander à rejouer ce match. M. Rogalla a été catastrophique. S'il avait porté un pull jaune (n.d.l.r.: la couleur d'YB), cela aurait été la même chose (...). Les arbitres sont influencés pour siffler contre nous. Ce n'est plus de la simple mauvaise foi...»

Simulation
Il est vrai que l'habitant de Wallisellen a dépassé le cadre du mauvais match, qui peut arriver à un arbitre comme à un joueur. En choisissant d'expulser Vanczak, victime d'une simulation de Hochstrasser (qui se roulera au sol après avoir été effleuré par le Hongrois), M. Rogalla a influencé le cours d'un match que Sion dominait généreusement jusque-là. A défaut du titre, les joueurs bernois, à les voir systématiquement jouer les martyrs avant de gambader comme des lapins, sont déjà certains de décrocher le titre de champion de la comédie. Dommage car, entre deux simulations ou provocations de ses joueurs, YB a prouvé qu'il savait jouer au foot. En commettant sa seule erreur du match, El-Hadary a été payé pour le savoir.

Réduit à 10, puis à 9, Sion cherchera jusqu'au bout ce point qu'il aurait mérité. Mais rien n'y fit. Ni le poteau d'Adeshina ni le penalty pourtant flagrant oublié sur Alioui. La suite se déroulera sur le tapis vert: «Sur ce terrain-là, je ne vais rien lâcher.» Préjugeant des décisions négatives que les juges de l'ASF pourraient prendre à l'encontre de son club, Constantin entend déjà confier le dossier au Tribunal arbitral du sport, à Lausanne. Une étape supplémentaire qui prendra plusieurs mois et qui, par conséquence, va peser sur l'issue même du championnat, dont le verdict pourrait être remis en question bien après la dernière journée. «Dans ces conditions, comment voulez-vous donner à l'UEFA le nom des équipes qualifiées pour la Ligue des champions et l'UEFA? La Ligue ne sera pas en mesure de le faire», conclut CC, plus décidé que jamais. Et quand on connaît la pugnacité de l'homme...

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 18:58:20 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Sion ne décolle toujours pas | 27 avril 2008

Après 4 nuls d'affilée, Sion a connu les affres de la défaite face à YB. A Tourbillon, les Valaisans ont perdu 2-1, sur un but de Regazzoni, transfuge de Sion...

Les Young Boys ont donc confirmé en terres sédunoises qu'ils étaient la bête noire d'un FC Sion défait pour la quatrième fois de la saison face aux Bernois en autant de matches. La rencontre fut toutefois tronquée par l'arbitre Rogalla, lequel distribua huit avertissements, dont deux transformés en expulsions (Vanczak/41e et Brellier/90e).

Si la sortie du Français fut justifiée, celle du Hongrois, victime d'une simulation de Xavier Hochstrasser, l'était beaucoup moins. Réduits à 10, les Valaisans ne profitèrent pas longtemps de l'ouverture du score de Saborio, mis sur orbite par Ahoueya.
Regazzoni se rappelle au bon souvenir de Sion
Baykal à la 45e, puis l'ancien sédunois Regazzoni à la 72e infligeaient à Alberto Bigon sa première défaite à la tête du club depuis son retour il y a six matches. Sevré de victoire à Tourbillon pendant 20 ans, YB prouvait pour la deuxième fois après son succès en septembre qu'il n'avait plus peur du déplacement en Valais.
 

TELEGRAMME
FC Sion - BSC Young Boys:  1-2 (1-1)
Sion: El Hadary Essam Kamal, Alioui Jamal, Vanczak Vilmos, Sarni Stéphane, Nwaneri Obinna ( 77' Adeshina Saidu Alade),  Martinho Mucuana (Paito), Brellier Julien, Ahoueya Jocelyn (61' Obradovic Goran), Reset Virgile (46' Mijadinoski Mirsad), Dominguez Alvaro Jose, Saborio Alvaro Alberto.
But:  13' Saborio Alvaro Alberto 1-0   45' Kulaksizoglu Baykal 1-1     73' Regazzoni Alberto 1-2
Stade de la Tourbillon:  15500 spectateurs
Arbitre:  Rogalla René

Tsr.ch.

Publié par obol à 20:30:58 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Marco Pascolo: «Il est une plus-value pour nous tous» | 27 avril 2008

Marco Pascolo admire l'état d'esprit d'Essam el-Hadary (à g.) qui n'a pas hésité à se remettre en question. Malgré ses 35 ans et son palmarès impressionnant. Image © Isabelle FavreAvec l'Egyptien El Hadary, c'est une icône qui a débarqué en Valais. Pascolo considère son rôle comme celui d'un sculpteur: «Avec Essam, la pièce est terminée, on fait du polissage», explique-t-il

Présenté comme le Buffon africain, Essam el-Hadary est le nouveau gardien No 1 du FC Sion. En Valais, point de chute et de départ de sa carrière européenne, le portier des Pharaons a plongé dans un nouveau monde, découvert aussi une mentalité et des méthodes d'entraînement différentes. A Tourbillon, El Hadary travaille sous la direction experte de Marco Pascolo. Reconverti entraîneur des gardiens du FC Sion, comment l'ancien portier international juge-t-il son nouveau protégé égyptien? Comment gère-t-il la concurrence des gardiens dans ce tourbillon de changements volants? Pascolo ne laisse filer aucune question. La preuve.

Marco Pascolo, que diriez-vous de l'apport d'un gardien comme El Hadary?
Il est prématuré de porter des jugements définitifs. Ce qui m'impressionne déjà le plus chez lui, outre ses qualités intrinsèques, c'est son extraordinaire charisme et son état d'esprit. Se remettre en question à 35 ans quand on a le palmarès qui est le sien, chapeau! Il faut bien se rendre compte qu'El Hadary, c'est une icône dans son pays. Son comportement rejaillit sur tout le groupe, c'est une plus-value pour nous tous. Cela dit, Essam n'a que peu joué ces derniers temps par la force des choses, il manque encore de repères.

En quoi est-il différent d'un gardien «européen»?
Par rapport à son vécu africain, il n'a pas la même culture, ni la même approche. Il n'est pas formaté, il est plus instinctif. On ne va pas en faire un gardien européen ni le transformer. Il doit jouer avec ses forces. Ce serait une erreur que de chercher à lui inculquer un style qui ne lui convient pas. Quand on a remporté trois Coupes d'Afrique des nations et disputé plus de 600 matches de 1re division en Egypte, c'est que l'on possède une certaine expérience et que l'on n'est pas un rigolo, non?

Est-ce à dire que votre travail est plus limité?
J'agis un peu comme un sculpteur devant un bloc de granit, sauf que dans ce cas présent, la pièce est déjà terminée. On fait du polissage. A 35 ans, Essam a acquis des réflexes que l'on ne peut pas changer comme on le ferait chez un jeune gardien encore en formation.

Entre vous, comment passe la communication, compte tenu de l'obstacle de la langue?
Son anglais n'est pas idéal, c'est vrai. Mais l'on réussit déjà à mieux se comprendre. Le problème est plus aigu avec ses défenseurs, en situation de jeu. Raison pour laquelle l'on a convenu, en matches, de codes simples, compris de tous. Plus les joueurs réussiront à créer des automatismes et moins ils éprouveront le besoin de se parler.

Après Vailati, Gonzalez... Après Gonzalez, El Hadary... Comment gérer ce défilé permanent au quotidien?
A l'entraînement, j'ai 4 No 1. Mon but, c'est de mettre chacun dans les meilleures dispositions possibles, sachant qu'un seul aura droit à la récompense du match. Chacun d'entre eux peut grandir au contact des trois autres.

De tous les gardiens qui se sont succédé dans la cage du FC Sion, lequel est finalement le vrai No 1?
C'est chaque fois celui qui joue! (Rires.)

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 01:08:58 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

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