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Constantin n'en démord pas | 28 avril 2008

Christian Constantin a confirmé, au lendemain de la défaite de Sion contre YB, le protêt déposé pour, selon lui, une faute technique de l'arbitre René Rogalla.

Le président du club valaisan entend d'ailleurs également jouer la prochaine partie, samedi à St-Gall, sous protêt. "Pourquoi devrais-je me passer de Vanczak contre St-Gall?", demande Christian Constantin.

Le Hongrois, expulsé après avoir écopé d'un second carton jaune sur une simulation de Xavier Hochstrasser, sera en effet suspendu de facto lors de la prochaine journée. "Je veux que le match soit rejoué. Et, si l'ASF est intelligente, elle ira dans ce sens en fixant la partie juste après le dernier match de championnat (ndlr: le 10 mai)", poursuit le président.
Influence indirecte
S'appuyant sur l'affaire Reset suspendu sur la base d'images vidéo pour avoir simulé un penalty contre Lucerne en mars -, le boss du FC Sion veut que des sanctions soient prises. "Si la Ligue décide de lutter contre les tricheurs, elle a là une occasion en or de le faire".

"La décision de la Commission de discipline devrait tomber en début de semaine prochaine, se contente de déclarer Edmond Isoz. Mais il y a très peu de chance pour que la décision de l'arbitre soit remise en cause. D'ailleurs, dans l'affaire Reset, la décision de l'arbitre avait influencé de manière directe l'issue de la rencontre (ndlr: 1-1), contrairement à ce qui s'est passé dimanche à Tourbillon. Le fait de jouer à dix est certes handicapant, mais ne modifie pas directement le résultat d'un match".

Christian Constantin, qui crie à la "faute technique" de M. Rogalla, est prêt à porter l'affaire aussi loin qu'il le peut. "Si nous sommes déboutés en 1re et 2e instance par la Ligue, il nous reste le TAS, puis le Tribunal cantonal vaudois et enfin le Tribunal fédéral". Un cas de figure qui ne semble pas inquiéter Edmond Isoz outre mesure. "Jamais le TAS n'a remis en question les décisions d'un arbitre", rappelle-t-il.
Hochstrasser entre les gouttes
Il n'existe ainsi pratiquement aucune chance de voir la rencontre se rejouer. Ni de voir une procédure ouverte spontanément comme dans le cas Reset à l'encontre de Xavier Hochstrasser, ce qui serait du fait d'Urs Studer, juge de l'ordonnance disciplinaire en matière de compétition de la SFL.

"Pour ouvrir une enquête, il faudrait clairement avoir la preuve qu'il n'y avait rien de répréhensible de la part de M. Vanczak, explique-t-il. En visionnant les images, je n'ai pas vu grand chose. Je ne donnerai donc pas suite".

Reste maintenant à savoir si les diverses commissions et tribunaux seront assez rapides à statuer pour que la fin de saison de Super League ne ressemble pas à un grand capharnaüm. Impossibilité d'attribuer le titre de champion, incertitude concernant l'équipe qualifiée en Ligue des champions et celles retenues pour l'UEFA (dont peut-être Bellinzone en cas de sacre de Bâle): tel serait le pire scénario possible.

Tsr.ch.

Publié par obol à 23:28:05 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Lésé par l'arbitre, Sion veut rejouer | 28 avril 2008

Christian Constantin (petite photo à g.) descend de la tribune furax après la performance de M. Rogalla (ici aux prises avec Alioui, Dominguez et Nwaneri). Les Bernois Regazzoni et Ghezal (petite photo à dr.) ne s'en sont pas plaints. Image © DRManifestement probernois dans ses étranges coups de siflet, M. René Rogalla s'est tristement mis en évidence. Le club valaisan a déposé protêt contre l'homme en noir. Christian Constantin entend aller jusqu'au bout. Conséquence: l'issue même du championnat pourrait être... repoussée de plusieurs mois!

En faussant de façon trop éhontée le sort du match, M. René Rogalla a-t-il donné le titre à YB? Vainqueur d'un pourtant excellent match qu'il a terminé à 11 - 12 avec le soutien de l'arbitre... - contre... 9 (expulsions de Vanczak et de Brellier!), le club bernois s'est rapproché d'une consécration qu'il attend depuis vingt-deux ans. A 270 minutes du dénouement, le voici qui a repris la tête, au bénéfice de sa meilleure différence de but (+7). Dans le même temps, le FC Sion reste sous la menace grandissante de la barre avant d'aller batailler samedi à Saint-Gall. En dépit du beau jeu qu'ils ont produit, les Valaisans se sont retrouvés pomme avec le bour. Auront-ils droit à une deuxième chance? C'est l'espoir de Christian Constantin, qui, face à ce qu'il considère comme une «injustice scandaleuse», a promis d'explorer toutes les voies juridiques, en épuisant tous les recours s'il le faut, quitte à se retrouver devant un tribunal civil en dernière instance. «On va demander à rejouer ce match. M. Rogalla a été catastrophique. S'il avait porté un pull jaune (n.d.l.r.: la couleur d'YB), cela aurait été la même chose (...). Les arbitres sont influencés pour siffler contre nous. Ce n'est plus de la simple mauvaise foi...»

Simulation
Il est vrai que l'habitant de Wallisellen a dépassé le cadre du mauvais match, qui peut arriver à un arbitre comme à un joueur. En choisissant d'expulser Vanczak, victime d'une simulation de Hochstrasser (qui se roulera au sol après avoir été effleuré par le Hongrois), M. Rogalla a influencé le cours d'un match que Sion dominait généreusement jusque-là. A défaut du titre, les joueurs bernois, à les voir systématiquement jouer les martyrs avant de gambader comme des lapins, sont déjà certains de décrocher le titre de champion de la comédie. Dommage car, entre deux simulations ou provocations de ses joueurs, YB a prouvé qu'il savait jouer au foot. En commettant sa seule erreur du match, El-Hadary a été payé pour le savoir.

Réduit à 10, puis à 9, Sion cherchera jusqu'au bout ce point qu'il aurait mérité. Mais rien n'y fit. Ni le poteau d'Adeshina ni le penalty pourtant flagrant oublié sur Alioui. La suite se déroulera sur le tapis vert: «Sur ce terrain-là, je ne vais rien lâcher.» Préjugeant des décisions négatives que les juges de l'ASF pourraient prendre à l'encontre de son club, Constantin entend déjà confier le dossier au Tribunal arbitral du sport, à Lausanne. Une étape supplémentaire qui prendra plusieurs mois et qui, par conséquence, va peser sur l'issue même du championnat, dont le verdict pourrait être remis en question bien après la dernière journée. «Dans ces conditions, comment voulez-vous donner à l'UEFA le nom des équipes qualifiées pour la Ligue des champions et l'UEFA? La Ligue ne sera pas en mesure de le faire», conclut CC, plus décidé que jamais. Et quand on connaît la pugnacité de l'homme...

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 18:58:20 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |