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Sion ne décolle toujours pas | 27 avril 2008

Après 4 nuls d'affilée, Sion a connu les affres de la défaite face à YB. A Tourbillon, les Valaisans ont perdu 2-1, sur un but de Regazzoni, transfuge de Sion...

Les Young Boys ont donc confirmé en terres sédunoises qu'ils étaient la bête noire d'un FC Sion défait pour la quatrième fois de la saison face aux Bernois en autant de matches. La rencontre fut toutefois tronquée par l'arbitre Rogalla, lequel distribua huit avertissements, dont deux transformés en expulsions (Vanczak/41e et Brellier/90e).

Si la sortie du Français fut justifiée, celle du Hongrois, victime d'une simulation de Xavier Hochstrasser, l'était beaucoup moins. Réduits à 10, les Valaisans ne profitèrent pas longtemps de l'ouverture du score de Saborio, mis sur orbite par Ahoueya.
Regazzoni se rappelle au bon souvenir de Sion
Baykal à la 45e, puis l'ancien sédunois Regazzoni à la 72e infligeaient à Alberto Bigon sa première défaite à la tête du club depuis son retour il y a six matches. Sevré de victoire à Tourbillon pendant 20 ans, YB prouvait pour la deuxième fois après son succès en septembre qu'il n'avait plus peur du déplacement en Valais.
 

TELEGRAMME
FC Sion - BSC Young Boys:  1-2 (1-1)
Sion: El Hadary Essam Kamal, Alioui Jamal, Vanczak Vilmos, Sarni Stéphane, Nwaneri Obinna ( 77' Adeshina Saidu Alade),  Martinho Mucuana (Paito), Brellier Julien, Ahoueya Jocelyn (61' Obradovic Goran), Reset Virgile (46' Mijadinoski Mirsad), Dominguez Alvaro Jose, Saborio Alvaro Alberto.
But:  13' Saborio Alvaro Alberto 1-0   45' Kulaksizoglu Baykal 1-1     73' Regazzoni Alberto 1-2
Stade de la Tourbillon:  15500 spectateurs
Arbitre:  Rogalla René

Tsr.ch.

Publié par obol à 20:30:58 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |

Marco Pascolo: «Il est une plus-value pour nous tous» | 27 avril 2008

Marco Pascolo admire l'état d'esprit d'Essam el-Hadary (à g.) qui n'a pas hésité à se remettre en question. Malgré ses 35 ans et son palmarès impressionnant. Image © Isabelle FavreAvec l'Egyptien El Hadary, c'est une icône qui a débarqué en Valais. Pascolo considère son rôle comme celui d'un sculpteur: «Avec Essam, la pièce est terminée, on fait du polissage», explique-t-il

Présenté comme le Buffon africain, Essam el-Hadary est le nouveau gardien No 1 du FC Sion. En Valais, point de chute et de départ de sa carrière européenne, le portier des Pharaons a plongé dans un nouveau monde, découvert aussi une mentalité et des méthodes d'entraînement différentes. A Tourbillon, El Hadary travaille sous la direction experte de Marco Pascolo. Reconverti entraîneur des gardiens du FC Sion, comment l'ancien portier international juge-t-il son nouveau protégé égyptien? Comment gère-t-il la concurrence des gardiens dans ce tourbillon de changements volants? Pascolo ne laisse filer aucune question. La preuve.

Marco Pascolo, que diriez-vous de l'apport d'un gardien comme El Hadary?
Il est prématuré de porter des jugements définitifs. Ce qui m'impressionne déjà le plus chez lui, outre ses qualités intrinsèques, c'est son extraordinaire charisme et son état d'esprit. Se remettre en question à 35 ans quand on a le palmarès qui est le sien, chapeau! Il faut bien se rendre compte qu'El Hadary, c'est une icône dans son pays. Son comportement rejaillit sur tout le groupe, c'est une plus-value pour nous tous. Cela dit, Essam n'a que peu joué ces derniers temps par la force des choses, il manque encore de repères.

En quoi est-il différent d'un gardien «européen»?
Par rapport à son vécu africain, il n'a pas la même culture, ni la même approche. Il n'est pas formaté, il est plus instinctif. On ne va pas en faire un gardien européen ni le transformer. Il doit jouer avec ses forces. Ce serait une erreur que de chercher à lui inculquer un style qui ne lui convient pas. Quand on a remporté trois Coupes d'Afrique des nations et disputé plus de 600 matches de 1re division en Egypte, c'est que l'on possède une certaine expérience et que l'on n'est pas un rigolo, non?

Est-ce à dire que votre travail est plus limité?
J'agis un peu comme un sculpteur devant un bloc de granit, sauf que dans ce cas présent, la pièce est déjà terminée. On fait du polissage. A 35 ans, Essam a acquis des réflexes que l'on ne peut pas changer comme on le ferait chez un jeune gardien encore en formation.

Entre vous, comment passe la communication, compte tenu de l'obstacle de la langue?
Son anglais n'est pas idéal, c'est vrai. Mais l'on réussit déjà à mieux se comprendre. Le problème est plus aigu avec ses défenseurs, en situation de jeu. Raison pour laquelle l'on a convenu, en matches, de codes simples, compris de tous. Plus les joueurs réussiront à créer des automatismes et moins ils éprouveront le besoin de se parler.

Après Vailati, Gonzalez... Après Gonzalez, El Hadary... Comment gérer ce défilé permanent au quotidien?
A l'entraînement, j'ai 4 No 1. Mon but, c'est de mettre chacun dans les meilleures dispositions possibles, sachant qu'un seul aura droit à la récompense du match. Chacun d'entre eux peut grandir au contact des trois autres.

De tous les gardiens qui se sont succédé dans la cage du FC Sion, lequel est finalement le vrai No 1?
C'est chaque fois celui qui joue! (Rires.)

Nicolas Jacquier
Le Matin

Publié par obol à 01:08:58 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |