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Le FC Sion a présenté officiellement sa recrue égyptienne hier devant un parterre de journalistes internationaux.
On a beau dire ce que l'on veut du réchauffement climatique, il n'empêche: depuis une semaine, le haut lieu du tourisme valaisan ne culmine plus qu'à 188 cm, et n'a pas franchement l'aspect du coin. Cuir tanné, sourcils charbonnés. Et un nom d'ailleurs: Essam Kamal Tawfik El-Hadary, autrement dit Essam El-Hadary, nouvelle recrue du FC Sion, lequel, hier en fin d'après-midi, a retenu une vingtaine de journalistes, pour la plupart internationaux, entre un rond-point et une station-service. Porte d'Octodure, Martigny. Salle «La Ville». 128 m2 de moquette bleuâtre, loués 500 francs la journée.
Le patron du FC Sion a donc étrenné son coup médiatique et, accessoirement, l'un des meilleurs gardiens au monde. Officiellement «en réponse aux multiples demandes» des médias, officieusement pour éclaircir une situation qui a basculé en coup d'Etat footballistique. En cause, donc, la «fuite» du monument égyptien Essam El-Hadary, 35 ans dont douze dédiées au club cairote d'El-Ahly (plus de 500 apparitions), lequel, depuis son arrivée en Valais, s'est chargé de la promotion touristique du canton. On déteste le FC Sion jusqu'au Maghreb, sans l'avoir vu jouer, certes, mais le contraire, en l'état actuel des choses, n'aurait rien changé. On accède péniblement au site officiel du FC Sion, repu de visites. «360 000 personnes ont déjà vu l'interview d'El-Hadary sur la web TV du club», s'est d'ailleurs délecté Christian Constantin.
Quarante-cinq minutes durant, hier soir, le président sédunois s'est appliqué à répéter ce qui a été dit. «Aucun accord à l'amiable n'a été trouvé avec le club. Une demande de qualification provisoire a été déposée à la FIFA, qui doit par ailleurs régler la question financière du transfert. Sans réponse de leur part d'ici à mercredi prochain, nous irons au tribunal civil. Le droit suisse est clair: on ne peut pas empêcher quelqu'un de travailler». Dans un élan tout aussi confessionnel, Essam El-Hadary a défendu l'idée que le FC Sion «est un grand club» et, avec autant de conviction, que «Martigny est très différent du Caire».
Un exposé didactique, donc, devant un auditoire semblable à la formation sédunoise: beaucoup d'étrangers, peu de Valaisans. Il y avait Modern Sport TV (Le Caire) et ses deux correspondants, occupés à comprendre le choix d'El-Hadary, jugé «incompréhensible. Sion n'est ni le Real Madrid, ni Manchester United». Il y avait Magda Tantawy, correspondante à Genève pour le quotidien Akhbarelyom (Le Caire) et, par la force des choses, «pour l'Egypte entière», incrédule: «On me reproche aujourd'hui de rédiger des articles qui apaisent la situation». Il y avait aussi Ibrahim Mostafa, du magazine sportif Subar (Dubaï), lequel tentait de «comprendre ce qu'il se passe ici» et, enfin, TV Cairo et Sports News TV (Londres), en charge de l'exportation des images à travers le monde via la BBC et Al-Jazira (présent mardi), entre autres.
Au-delà du tapage médiatique, reste l'avenir d'un apatride. El-Hadary, esquinté par l'opinion publique. «Va en enfer», ont récemment incité les supporteurs de son ancien club. «Il a sacrifié son «égyptianité» sur l'autel des euros, des dollars et des sheqels», avance un avocat au pays, avant de demander que le gardien soit déchu de sa nationalité. «Il n'a pas mesuré à quel point il était populaire en Egypte, estime quant à elle Magda Tantawy. Là-bas, c'est un dieu. Aujourd'hui, il doit tout recommencer en Suisse. Mais la situation va se calmer. Ils ne peuvent tout de même pas venir le kidnapper!» «Il fait partie de notre Histoire», explicite un commentateur sportif cairote. De quoi sera fait son futur? «Personne ne le sait». L'intéressé s'en émeut à peine. Trois minutes de conversation lui ont suffi pour envoyer une tape amicale dans le dos de son président, hier. «Je me sens comme chez moi, tellement la pression est devenue forte.»
«Il ne jouera probablement pas dimanche contre Neuchâtel-Xamax», conclut enfin Christian Constantin, qui espère envoyer son portier «trois à quatre fois par mois par-delà les Alpes», pour quelques exercices au contact de Gianlugi Buffon à la Juventus de Turin.
Hier soir, la demi-finale de Coupe de Suisse entre Bellinzone et Neuchâtel-Xamax, n'a diverti qu'une «cinquantaine de journalistes», selon le club tessinois, lequel s'est félicité d'avoir «suffisamment bien travaillé pour obtenir une telle assistance». Deux heures plus tôt, le FC Sion dissertait devant les médias du monde entier, Porte d'Octodure. La coupe nationale offre un titre et l'Europe. Que restera-t-il au FC Sion de l' «affaire» El-Hadary?
Publié par obol à 21:41:50 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Le gardien égyptien souhaite apaiser la polémique autour de son arrivée en Valais. Le club sédunois a sollicité une qualification provisoire auprès de la FIFA.
Essam El-Hadary ne jouera pas contre Neuchâtel Xamax dimanche. Le gardien international égyptien s'impatiente. Les remous provoqués par son arrivée au FC Sion agitent toujours son quotidien et le perturbent. «Je m'attendais à vivre quelques complications, mais je me retrouve sous la pression des journalistes comme si j'étais en Egypte», déplore-t-il. «Quitter Al-Ahly qui a terminé quatrième du championnat du monde des clubs et un pays avec lequel j'ai gagné le titre africain deux fois de suite ne se fait pas simplement. Mais j'aimerais me concentrer sur mon travail ici à Sion. J'aimerais consacrer mon énergie à atteindre mes objectifs sportifs.» Il répète ce credo à plusieurs reprises. Comme pour convaincre les interlocuteurs qui lui font face lors d'une conférence de presse destinée à répercuter le message dans son pays natal. Les échanges sont calmes, aucune agressivité ne marque les propos ou les comportements.
El-Hadary ne froisse personne. Son statut d'homme convoité exige de la diplomatie. «Je souhaite que nous évitions les démarches devant un tribunal civil. Je veux me concentrer sur le jeu, le reste est du domaine des dirigeants», dégage-t-il le sujet brûlant lancé par Christian Constantin. «Nous avons sollicité une qualification provisoire auprès de la FIFA, le dossier lui a été adressé aujourd'hui», attaque le président du FC Sion. «La réponse devrait intervenir dans une semaine au plus tard. Si elle tarde trop, nous nous adresserons à la justice civile pour obtenir le droit au travail d'Essam. Aucune raison ne justifie qu'il soit otage de la procédure.» L'évocation de la justice étonne les représentants des médias arabes. «Engager une telle procédure n'est pas notre objectif. Notre priorité était de trouver un accord avec Al-Ahly, puis de nous adresser à la FIFA. Une démarche au niveau civil est le dernier recours. Elle permettrait d'aller très vite, une décision tomberait dans la journée.»
Le dialogue est compliqué entre les deux parties. «Nous avions demandé à Al-Ahly de s'exprimer dès le 15 février quand nous avons conclu l'accord avec Essam», explique Constantin. «Les dirigeants ne se sont pas manifestés jusqu'au 24. Nous les avons invités pour une rencontre dans le lieu de leur choix aujourd'hui, nous n'avons pas obtenu de réponse. Nous nous adressons donc à la FIFA. Comme souvent dans ce genre d'affaires, la dimension émotionnelle s'impose dans un premier temps avant de s'effacer et de laisser place aux discussions qui concernent l'argent. J'ai dit que j'avais le sentiment d'avoir pris un petit bout de pyramide parce qu'Essam est un grand joueur et que ces monuments sont les plus représentatifs de la riche Histoire égyptienne chez nous.» La Fondation Pierre Gianadda procédera au vernissage de l'exposition «Offrandes aux dieux d'Egypte» le 17 mars à Martigny. Christian Constantin veut exposer son «Pharaon» au public avant cette date. Histoire d'éviter la concurrence.
Stéphane Fournier Le NouvellistePublié par obol à 21:27:58 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Devant le refus du club d'Al Ahly d'ouvrir de véritables négociations, le FC Sion a saisi la FIFA pour demander la qualification du gardien égyptien Essam El-Hadary. Le président du FC Sion Christian Constantin estime que cette démarche a de fortes chances d'aboutir.
"J'ai demandé à la FIFA de délivrer un certificat provisoire de transfert pour permettre à El-Hadary de jouer au plus vite pour nos couleurs, explique Christian Constantin. Je pense que cette requête n'est pas déraisonnable dans la mesure où deux clubs qui étaient dans notre position ont eu gain de cause". Le président songe à Wigan pour la venue de l'Ecossais Andy Webster et d'une formation des Emirats pour le transfert de... l'ex-Sédunois Chedly. "Si la FIFA tergiverse, je n'hésiterai pas à m'adresser à la justice civile pour demander des mesures provisionnelles, précise-t-il. On touche là au droit du travail !"
Christian Constantin doute toutefois que son nouveau gardien soit en mesure de tenir sa place dimanche lors du derby contre Neuchâtel Xamax. Mais selon lui, le dénouement de cette affaire est proche. On rappellera que le FC Sion a fait une offre de 400 000 francs à Al Ahli. "Soit le salaire qu'il devait toucher en Egypte pour ses deux dernières années de contrat", précise Christian Constantin.
Par ailleurs, Christian Constantin a évoqué les festivités qui marqueront le centenaire du club. Il sera célébré du 1er juillet 2008 au 30 décembre 2009. Aux côtés d'événements dans tout le Valais, le président entend organiser une rencontre de gala qui réunirait sous le même maillot Diego Maradona, Michel Platini, Roberto Baggio et Ronaldinho. Mais le plus beau cadeau pour le club serait la pose de la première pierre du nouveau stade de Riddes. "J'espère que cette pose interviendra durant ces festivités", conclut Christian Constantin.
Nicolas Jacquier Le MatinPublié par obol à 23:09:53 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Une défaite de plus: le retour en voiture a été plutôt silencieux. Le jeune gardien Gonzalez a fait son travail, mais le président veut la star égyptienne.
Que se passe-t-il dans la tête d'un président de club qui vient de sanctionner son gardien titulaire, qui lance dans le bain un espoir, qui cherche à acheter le portier de l'équipe nationale d'Egypte, qui investit, investit et investit encore, mais qui voit son équipe descendre, descendre et descendre encore au classement? Pour le savoir, ou disons pour en avoir une petite idée, on a accompagné hier Christian Constantin vous l'aviez reconnu? à Berne où le FC Sion s'en allait affronter Young Boys.
Première surprise à l'aller: sur le siège arrière de la voiture pilotée par Dominique Massimo, le directeur du club, il y a... Alberto Bigon. Oui, l'entraîneur italien licencié par Constantin avant Noël. «Vous êtes là, Monsieur Bigon, et pas fâché?» L'ancien attaquant de l'AC Milan ajoute à son élégance redoutable un sourire digne des grands acteurs italiens des années cinquante, qu'on peut interpréter de mille manières. Et il ajoute: «Un peu quand même, mais l'important, c'est que lui ne soit pas fâché contre moi...» Lui, c'est Constantin, assis à l'avant, à droite du conducteur. Constantin se marre: «Alberto, maintenant, est consultant. Il est en train de réussir à faire venir chez nous un toubib italien renommé qui s'occupera des joueurs. Il est aussi architecte, il nous conseille dans la construction du nouveau centre d'entraînement intérieur.» Bigon sourit encore mais ne dit rien, et d'ailleurs il ne dira plus grand-chose, on le verra par la suite.
A Berne, entre le parking et les tribunes, Constantin doit s'arrêter pour serrer des mains. Des «sécus» aux dirigeants, on le reconnaît, on l'arrête, on lui dit bonne chance. Pas de sifflets, pas de remarques désagréables. Pas encore. Il croise Schällibaum. Poignée de main, sourires. «C'est fou comme mes anciens entraîneurs me gardent leur affection.» Un salut aux joueurs dans les vestiaires. On joue depuis cinq minutes trente quand il enlève ses lunettes de soleil, ce qui est une bonne chose puisqu'il était le seul, dans la tribune entièrement ombrée, à les avoir laissées. «Ce terrain synthétique, c'est un autre football, quand même.» C'est vrai, le ballon va vite, rebondit, et le moindre contact physique entraîne un fort déséquilibre, et souvent une chute.
Vingtième minute, un à zéro pour Sion. Constantin est debout, Massimo aussi. Derrière nous à droite, Essam El-Hadary, le gardien égyptien, regarde le match avec son épouse. Tout là-haut à gauche, dans les gradins d'en face, les supporters valaisans sortent leur artillerie. Les voilà, les sifflets et les remarques désagréables. Young Boys égalise. Grossière maladresse en défense. Constantin: «Cette saison, on n'arrête pas de faire des cadeaux.» Mais détaillons un peu l'artillerie des supporters qui ont déplié leurs banderoles: «Luisier réveille-toi, CC est devenu fou!», ou «CC enfile un maillot, qu'on puisse te virer.» On lui demande si c'est vrai, s'il n'est pas devenu fou, avec toutes ses décisions à toute allure. «Fou, non, pas plus qu'avant. Les supporters ont le droit de parler, moi j'ai le droit de diriger.» Mais financièrement, tous ces joueurs sous contrat, et l'Egyptien qui viendrait encore s'ajouter à la liste, n'est-elle pas là, la folie, la démesure? «Tout dépend combien on me demandera pour lui. Mais j'ai ma limite dans ma tête. Je sais jusqu'où je n'irai pas. Cela dit on a besoin de lui, il nous faut une grosse personnalité derrière l'équipe, et lui, c'est l'homme idéal.»
Mi-temps, il file aux vestiaires. Pour dire qu'il faut continuer à faire du jeu, insister avec la balle. Mais c'est Young Boys qui marque encore. Sion ne s'en sort pas. «Pourtant, le petit David Gonzalez a bien fait son travail» dit Constantin.
Sion, au classement, est en danger. Le président valaisan le sait. Avant même que le match soit terminé, il lâche: «Depuis octobre dernier, je sais qu'il y a un risque. La deuxième saison, après une promotion, est toujours difficile. De toute façon on doit agir, réagir, on ne peut pas continuer à se dire que ça ira mieux demain... Et puis on sait que dans le football, il y a des moments comme ça.» Mais ne met-il pas trop de pression, ne cause-t-il pas indirectement les erreurs individuelles? «Quelle pression, je n'ai jamais dit aussi peu de choses aux gens...» Constantin attend la réponse du club Al-Ahly, qui avait selon lui promis de laisser partir son gardien en Europe. Puis il faudra l'accord de la FIFA. Puis... El-Hadary jouera peut-être un jour pour l'équipe valaisanne. Contre Xamax, dimanche déjà? «Si c'était possible, bien sûr...», admet le président dans la voiture, au retour. Retour silencieux: Bigon ne dit pas un mot, s'endort un peu, Massimo conduit, Constantin est déjà à dimanche prochain.
Il y a trente et un ans, il faisait, comme David Gonzalez, son premier match comme gardien en LNA, à St-Gall. Il avait gagné 1-0 avec... Xamax.
Philippe Dubath 24 heuresPublié par obol à 21:47:05 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
Sion n'est pas parvenu à fêter un 2e point en 2008. A Berne, les Valaisans ont subi la loi de YB et se retrouvent à 1 point de la barre.
Publié par obol à 21:56:08 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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