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L'étrange lettre de Bigon | 08 décembre 2007
L'entraîneur ne parle plus aux médias. Mais il a écrit une missive en forme de lettre d'adieux
Alberto Bigon ne s'exprimera pas sur YB - Sion. Ni avant le coup d'envoi ni après le match. «Je ne souhaite pas répondre à 1000 questions sur mon avenir quelle que soit l'issue du match», a simplement fait savoir Il Mister. Avant ce qui pourrait être sa dernière partie à la tête du FC Sion compte tenu de l'ultimatum que lui a imposé son président, Bigon a en revanche rédigé une courte lettre - en italien - dans laquelle, notamment, il... remercie Christian Constantin de lui avoir permis de revenir dans le circuit. «Le président m'a proposé la possibilité d'atteindre cet objectif, je ne le remercierai jamais assez (...). Je reste de toute ma manière attaché à cette équipe et à ce club auxquels me lient des souvenirs inoubliables.» Ces confessions publiques résonnent (presque) comme une lettre d'adieux lorsque Bigon, en conclusion, remercie encore «tous les supporters qui me sont restés proches pendant ces années». De fait, l'Italien donne le sentiment de déjà ne plus y croire.
La lettre et son contenu laissent Christian Constantin de marbre: «A la veille d'un match capital, lâche le boss de Tourbillon, les états d'âme ne m'intéressent pas. Je préférerai plutôt que l'on m'explique comment l'on pourrait gagner à Berne (...). Ce qui arrive dénote un état d'esprit qui n'est pas celui d'une collectivité. Chacun parle et pense pour lui. Peu de gens mettent en avant le groupe.» Preuve en est la mise à l'écart de Jamal Alioui pour des raisons disciplinaires, suite à une altercation avec des membres du staff technique. Le Franco-Marocain ne jouera pas à Berne. «Je ne peux pas dire que l'on nage dans la sérénité», conclut Constantin, plus que jamais décidé à opérer les changements qui s'imposent. «En matière de préparation, ce qui était valable il y a dix ans ne l'est plus aujourd'hui...»
Le Matin
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