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Christian Constantin ne prononce pas le divorce avec Alberto Bigon, mais il le décharge de la responsabilité de la première équipe.
Bigon ne sera plus l'entraîneur du FC Sion à la reprise. Christian Constantin s'ingénie à repousser l'inéluctable depuis la défaite contre Young Boys dimanche. Le président du club valaisan se refuse à prononcer clairement le divorce avec son technicien fétiche. Il soigne la manière. Même si ses déclarations effacent tous les doutes. «Alberto Bigon entraîneur principal de la première équipe à la reprise? On l'oublie», lâche-t-il. «La conduite d'une Ferrari dans les années 90 ne se compare pas à celle d'une voiture de même nom en 2007. Le but ne change pas, c'est la vitesse. La technologie modifie totalement le pilotage. L'effet Bigon a été bénéfique sur quelques semaines quand il était nécessaire d'injecter de l'énergie dans le groupe. Il n'a pas conservé son efficacité sur la durée.»
Le tableau des résultats condamne le sauveur du printemps. Constantin l'a montré noir sur blanc lors d'une séance qui a réuni les joueurs et les membres de l'encadrement hier matin. «J'ai affiché le classement des quatorze dernières journées de championnat durant lesquelles nous avons obtenu dix points. Lucerne a le même total que nous, mais il possède une meilleure différence de buts. Cela signifie que nous avons une moyenne d'équipe reléguée. Tout le monde rigolait lorsque j'en parlais il y a deux mois. Les chiffres sont là. Ils ne mentent pas. J'ai fait ce calcul à 4 h 45 ce matin.» Un cauchemar a-t-il provoqué un réveil prématuré? «Non, simplement cette situation ne me convient pas.» Bâle occupe le sommet de l'échelle avec 32 points gagnés durant le même intervalle, soit vingt-deux unités de plus que la formation valaisanne.
Christian Constantin, Alberto Bigon est-il toujours l'entraîneur du FC Sion?
Je n'ai pas encore parlé avec lui. Je rencontrerai de manière individuelle tous les membres de l'encadrement de la première équipe d'ici à vendredi. D'importants chan-gements seront opérés dans ce staff, dans le staff médical ainsi que dans le contingent.
Toutes vos déclarations sont des critiques du travail de Bigon?
J'espérais préparer avec lui quelque chose de grand pour le centième anniversaire du club. Ignorer la réalité des quatorze derniers matches de championnat de mon équipe serait me mentir à moi-même.
Sion a disputé seulement deux matches consécutifs avec le même onze de départ. Avez-vous évoqué ces changements continuels avec votre entraîneur?
Nous avons bricolé entre deux options, contrer les points forts de nos adversaires et mettre des noms sur le terrain. Cela a débouché sur des variations énormes dans les performances. Les exigences vis-à-vis des joueurs ont manqué. Un match se prépare, un entraînement se prépare. La planification a été insuffisante. Je l'ai dit et je l'ai écrit à Bigon durant l'automne ainsi qu'aux autres collaborateurs du domaine technique. J'ai passé cette première partie de saison à me battre là-dessus.
La décision de vous séparer de Bigon semble vous peser énormément aujourd'hui encore. Pourquoi ne pas l'avoir prise plus tôt?
Cet entraîneur a réussi le seul doublé du FC Sion et une qualification en coupe d'Europe. Il ne faut pas oublier ces éléments. J'ai vécu contre ma nature, je me suis laissé endormir. J'ai voulu déléguer, j'ai dit à Bigon ou à Urfer (ndlr: le directeur sportif) «Fais-le si tu penses que c'est bien.»
Qui est responsable de cet échec?
Je suis le principal responsable de la dégradation de notre situation. Vous croyez que beaucoup d'entraîneurs ont reçu du courrier de ma part pour leur demander de réagir? Je simplifiais la démarche par «tu n'es pas bon, tu pars». J'ai essayé de changer, mais j'aurais dû réagir après le 0-5 contre Zurich.
Publié par obol à 21:53:57 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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