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Christian Constantin veut du concret | 09 novembre 2007

Christian Constantin Le président du club sédunois a rencontré les membres de son encadrement technique hier. Il leur a donné rendez-vous dans trois semaines pour un nouveau bilan.

ture des journaux a sérieusement éprouvé les yeux de Christian Constantin hier matin. Le président du FC Sion a même vu rouge lorsque son regard s'est posé sur le classement du championnat de Super League. Il l'a fait savoir aux membres de son encadrement technique. Paolo Urfer, le directeur sportif, Alberto Bigon, l'entraîneur, et Frédéric Chassot, son assistant, ont écouté les griefs présidentiels.

«Je leur ai fait part de mes remarques avec une question de base: est-il normal que le FC Sion concède quinze points au premier classé, Bâle, et que son avantage sur le FC Aarau soit d'un seul point après quinze journées?», explique Constantin. «Je n'ai pas sollicité d'explication, ce n'était pas un échange de vues. Les réponses orales ne m'intéressent plus, je veux des corrections sur le terrain. Je les ai tous sentis soucieux de ce qui se passe. Nous avons convenu de nous revoir après le match contre Lucerne et nous dresserons un nouveau bilan intermédiaire.» Le rendez-vous est fixé pour le 2 décembre.

Dans l'intervalle, l'équipe valaisanne accueille Saint-Gall samedi, elle se déplace à Bellinzone pour les huitièmes de finale de la coupe de Suisse le 25 novembre. Constantin exige-t-il six points en championnat et une qualification? «Les objectifs fixés restent internes», coupe-t-il.

Les joueurs en cause

Une telle réunion «d'urgence» est la deuxième en un mois. «L'étau se resserre, c'est sûr. Nous avons posé le problème lors de la première. Les techniciens ont sollicité vingt jours pour travailler, ils les ont eus. Je me retrouve avec les mêmes questions aujourd'hui. Si on me parle des limites des joueurs, je relance la question quant au petit point d'avance dont nous disposons sur un contingent comme celui d'Aarau. Est-il normal? Des faits m'interpellent: pourquoi Zurich est-il plus frais que nous avec un match de plus dans les jambes en dix jour ? Pourquoi Chikhaoui réussit-il un festival au milieu de nos joueurs sans être bousculé? Pourquoi notre gardien prend-il une rave incroyable sur le quatrième but? Pourquoi ne nous révoltons-nous pas après le 1-2?» Constantin n'assombrit pas le bilan. «C'est l'attitude qui me gêne. Je n'oublie pas dans le bilan comptable le penalty non sifflé sur Obradovic contre Bâle qui peut nous donner l'avantage. Avec six points en trois matches, le discours serait différent.»

Le courroux présidentiel n'épargne pas les joueurs. «Leur responsabilité est engagée, du gardien à l'ailier gauche, mais je n'exercerai aucune contrainte de choix sur mes entraîneurs.

Je n'ai pas sollicité la mise à l'écart de tel ou tel joueur, j'ai demandé une analyse froide des performances de chaque individualité. Il faut oublier le passé de chacun et juger la qualité du travail présent.

Dans cette optique, je me demande si nous travaillons de manière suffisamment moderne. Si cette direction technique n'assume pas le groupe professionnel, ils assumeront les moins de 21 ans.»

Une marque de confiance suit la mise en garde. «Ils y arriveront. Paolo Urfer possède une capacité de réflexion très rapide. Alberto Bigon est un entraîneur intelligent, Frédéric Chassot, un homme que l'intuition guide vers les bonnes solutions. Je suis conscient que ce groupe manque de substance, il doit être étoffé. Mais le contingent ne changera pas aujourd'hui, il faut faire progresser ces joueurs-là.»

Le mercato d'hiver n'interviendra qu'au terme du premier tour.

Stéphane Fournier 

Le Nouvelliste

Publié par obol à 21:05:31 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |