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La crise collective et identitaire du FC Sion | 05 mars 2007

Avec 2 points obtenus en 6 matches et sans aucun but marqué en 2007, le FC Sion traverse des moments très pénibles. Le club valaisan paie comptant les bouleversements qui ont émaillé une saison des plus agitées, marquée par la valse des entraîneurs et les tensions naissantes au sein même du groupe. Samedi dernier, à Berne, les Sédunois ont donné tous les signes d'une crise identitaire et collective.

"Le mot 'crise' est trop fort", tempère Christian Constantin. Pourtant, toujours très attentif à l'évolution du totomat, le président devrait se rendre à l'évidence: le FC Sion n'a engrengé que 13 points sur les 39 en jeu - il en possède actuellement 33 - depuis le départ de Nestor Clausen, au début octobre. Un épisode aussi rocambolesque que traumatisant, qui a conditionné le chute de Charybde en Scylla du club de Tourbillon.

Les nombreux changements d'entraîneurs - et donc de systèmes et de discours - n'ont de toute évidence par aidé. "Mais il ne faut pas que cela soit un prétexte", coupe Gelson Fernandes. "Nous sommes des professionnels et nous devons nous adapter. Il faut fournir plus de travail et se remettre en question. Le problème, c'est nous, les joueurs. Nous ne devons pas oublier pour quel club nous jouons !"

Les passations de pouvoir entre Clausen, Marco Schällibaum, Gabet Chapuisat et Alberto Bigon ont malgré tout inévitablement perturbé les joueurs. "Clausen avait mis en place une hiérarchie dans le groupe, et un système de jeu qui savait masquer les différences au sein de l'équipe", estime Stéphane Fournier, journaliste au Nouvelliste. Les successeurs de l'Argentin ont été moins heureux: Schällibaum s'est montré bien maladroit dans la gestion des susceptibilités de ses joueurs et Chapuisat ne faisait lui non plus pas l'unanimité dans le vestiaire.

Par ailleurs, le manque d'implication criard depuis la reprise de certains membres de l'effectif a mis en péril tout le collectif valaisan. "L'équipe a les individualités pour sortir de la crise. Mais c'est collectivement qu'elle doit se retrouver", poursuit Fournier. "Sion manque de vie et de solidarité. L'ambiance est particulière. Il y a une grande différence entre ceux qui se sentent vraiment concernés et ceux qui ne sont que de passage."

Justement, le manque d'efficacité des Valaisans est au coeur de toutes les préoccupations. "Nous ne marquons pas et nous sommes fébtriles derrière", constate Fernandes en parfait accord avec Alberto Regazzoni et Christian Constantin. L'ailier international parle d'un "manque de confiance", alors que le président fustige une préparation hivernale qu'il juge "mauvaise".

La question est de savoir si le FC Sion pourra corriger le tir, malgré les rumeurs qui font état d'une ambiance tendue entre les joueurs. "Ce n'est pas vrai, l'ambiance est bonne", lâche catégoriquement Regazzoni, dans la foulée de Fernandes et de Virgile Reset, lequel pense qu'il ne manque aux Valaisans "qu'un déclic, une belle victoire obtenue collectivement" pour rebondir.

Edicom

Publié par obol à 22:36:12 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |