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ALBERTO BIGON - Hier, deux heures après son arrivée en Valais, le nouvel entraîneur du FC Sion donnait sa première conférence de presse. Les supporters sont impatients de le voir à l'œuvre, dimanche, contre Bâle.
L'homme n'a pas changé. Le complet-veston, cravate et chemise blanche sont toujours d'actualité. Homme de classe, Alberto Bigon l'a toujours été et le reste. Arrivé par les airs à l'aéroport de Sion, hier, en début d'après-midi, le nouvel entraîneur du FC Sion s'est présenté devant la presse, deux heures plus tard, à l'Hôtel d'Octodure, frais comme une rose. Comme son visage, son français n'a pas pris une ride non plus. Le ton aussi est resté le même. Assis à gauche du président Christian Constantin, «Il Mister» pose pour les photographes, souriant, détendu, le regard pétillant. On le sent heureux d'être là, de retrouver ce Valais qu'il avait quitté un peu à l'improviste le 23 septembre 1997, lorsque Christian Constantin en personne lui avait signifié son licenciement. Pas de rancœur chez Alberto Bigon. «Dans la vie, il y a toujours des séparations et il y en aura encore», dira-t-il en préambule. «Le Valais, je ne l'ai pas oublié. J'y suis revenu très souvent, pour faire du ski. Maintenant, je suis ici et c'est pour parler du présent et du futur, du FC Sion. Pas du passé.» Coup de gomme donc! Et première question.
«Pour moi, c'était le bon moment»
Le présent pour commencer. Le coup de fil de Christian Constantin, lundi matin, son départ de Padoue, hier à midi, et son arrivée à Sion vers 15 h 30. «Pour moi, c'était le bon moment» poursuivra le nouveau patron de l'équipe. «Je n'ai plus entraîné depuis sept ans. J'ai eu de longues, de trop longues vacances. J'avais envie de reprendre une activité.»
Lancée, la discussion l'oblige à opérer un bref, mais mémorable retour dans le passé. Inévitablement, le doublé historique coupe-championnat réalisé en 1997 est rappelé au bon souvenir d'Alberto Bigon. Son visage s'illumine. «C'est un moment très important de l'histoire du FC Sion», lâche-t-il. «C'est justement pour revivre ce genre de moment que je reviens à Sion. Je sais que ce sera un poids très lourd pour moi. Mais avec l'aide de tous, je sais aussi qu'on a la possibilité de le renouveler.»
Le fil rouge est tendu. Le football occupe logiquement le terrain. Ce matin, à 10 heures, Bigon dirigera le premier entraînement de l'équipe.«Je suis resté au courant du football suisse, mais je ne connais presque plus aucun joueur. De l'équipe que je dirigeais à l'époque, il ne reste qu'Alain Gaspoz et Frédéric Chassot. Et Freddy ne joue plus.»
«On attaquera le match pour gagner»
Le premier entraînement, précisément, ce sera pour tout à l'heure, sur le terrain synthétique de la Croix. «Je jouerai au début le rôle d'observateur», confie Bigon. «Je vais faire confiance à Paolo (réd.: Urfer) et à Freddy (réd.: Chassot). Je me contenterai d'apporter quelques touches personnelles. J'expliquerai aussi aux joueurs ma philosophie. Mais il me faudra quelques jours pour bien connaître les joueurs. Il me faudra un temps d'adaptation. De toute façon, je ne vais pas pouvoir tout bouleverser en quatre jours.»
Programmé, dimanche après-midi, au stade de Tourbillon, le premier match suscite forcément des questions. «Il y a toujours du monde à Tourbillon?», interroge en premier Alberto Bigon. La réponse vient de l'assistance. «Oui, si vous gagnez des matches.» Sourire de l'Italien qui saisit le moment pour jeter un coup d'œil sur le programme. «Nous commençons par Bâle. Quand je suis venu à Sion, la première fois, j'avais déjà commencé par Bâle.» A côté de lui, Christian Constantin profite pour rappeler le résultat (1-1). Dimanche, le public valaisan voudra sans doute plus. «On attaquera le match pour gagner, pour faire le spectacle, c'est sûr», explique le nouveau chef. «Ensuite, il faudra voir ce qui se passera. J'ai toujours demandé à mes joueurs de sortir du terrain la tête haute. Je n'accepte pas que l'équipe ne fasse pas tout pour gagner.»
Christian Constantin le rappelle. Alberto Bigon approuve. L'objectif est à plus long terme. «On fera le maximum pour être devant à la fin du championnat», conclut l'Italien.
Il est 17 h 50. Alberto Bigon se lève sans précipitation et se dirige vers la sortie. «Je veux aller prendre ma chambre.» Celle-ci se trouve juste au-dessus. Restée momentanément à Padoue, son épouse le rejoindra dans quelques jours.
TSR 19:30 le journal : Les objectifs d'Alberto Bigon, nouvel entraîneur de FC Sion
TSR 19:30 le journal : le sentiment de Gabet Chapuisat à la suite de son limogeage du FC Sion
TSR Café des sports : Christian Constantin est-il un bon entraîneur ?
Publié par obol à 18:25:31 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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