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Le FC Sion en démonstration contre St-Gall | 06 août 2006

SPECTACULAIRE: Les sédunois Carlitos et Kuljic tentent simultanément une bicyclette et c'est tout le FC Sion qui prend son envol /KEYSTONE/LAURENT GILLIERON Photo 24 heuresLe FC Sion est bien le plus dangereux contradicteur du FC Zurich en ce début du championnat. Les Valaisans ont réussi une démonstration lors de la deuxième mi-temps face à St-Gall pour s'imposer 4-0 lors de la 4e journée du championnat de l'Axpo Super League.
A 4 jours de son déplacement en Autriche pour la Coupe UEFA, le FC Sion a été impressionnant devant 12'500 spectateurs. Le Français Virgile Reset (ex Lorient) a réussi des débuts tonitruants puisqu'on le retrouve engagé sur les quatre premières réussites valaisannes. Toutefois, St-Gall a tenu son rang au cours de la première mi-temps. Après 45' de jeu, personne ne pronostiquait un ample succès valaisan. Mais le but très rapide du Brésilien Carlitos dès la reprise suivi d'un penalty de l'Autrichien Kuljic ont permis aux Valaisans de filer vers une victoire très large.
Sion - St-Gall 4-0 (0-0)

Buts: 47e Carlitos 1-0
56e Kuljic (penalty) 2-0
75e Kuljic 3-0
84e Diallo 4-0


Chihab absent six mois
Le large succès du FC Sion - 4-0 contre St-Gall - a été terni par la blessure dont a été victime Tariq Chihab. Le Marocain (30 ans) a dû quitter la pelouse à la 75e minute à la suite d'un choc et être transporté. Les examens ont révélé une fracture de la cheville. L'ancien joueur de Grasshopper sera absent des terrains pour six mois.

RSR - Itw. Alain Gaspoz, défenseur du FC Sion

RSR - Itw. du Français Virgil Reset, qui disputait hier son 1er match sous les couleurs sédunoises

TSR Sport: Réaction de Christian Constantin 1/2
TSR Sport: Réaction de Christian Constantin et Germano Vailati 2/2
TSR Sport: Sion étrille St-Gall (4-0)

Publié par obol à 23:36:12 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (1) |

«J'ai une équipe pour aller loin» | 06 août 2006

DANS LE TEXTE «Mon but, c'est de présenter un produit fini pour être intéressant à l'échelle européenne»: signé Christian Constantin. Photo © Georges-André CrettonCHRISTIAN CONSTANTIN Au moment même où l'Olympique des Alpes n'a plus sa raison d'être, le boss de Tourbillon s'est promis de faire avec son FC Sion un (long) bout de chemin en Coupe de l'UEFA. A l'avenir, le bouillant président entend aussi offrir un produit fini aux supporters 


Fonceur, il est, fonceur il restera. A la tête de son FC Sion, Christian Constantin continue de fourmiller d'idée, de projets. «Je ne serai peut-être pas une locomotive si je n'avais pas autant de wagons derrière moi!», s'exclame le patron de Tourbillon. A l'occasion du grand retour du club valaisan sur la scène européenne, «Le Matin» est allé à la rencontre de celui qui souhaite porter son club vers les sommets.

Christian Constantin, à quelle heure vous levez-vous?
Entre 6 h et 6 h 15 chaque matin. A cette heure, vous êtes sûrs de ne pas me déranger!

Vous faites la semaine de combien d'heures? 35? 42? 60?
Dès que j'ai les yeux ouverts, je suis déjà au boulot, en train de penser à des trucs à faire. Les premiers téléphones commencent à 6 h 30. Et ça n'arrête pas jusque vers 23 h 30. Si je devais appliquer la semaine de 35 heures, j'arrêterai de bosser souvent le mardi soir déjà.

Sur une échelle de 1 à 10, quelle note donneriez-vous au FC Sion en ce début de saison?
7,5. Il y a de bonnes séquences de jeu, mais je n'ai pas encore vu, sur 90 minutes de jeu, le match référence auquel s'accrocher. Avec le changement de ligue, certains joueurs doivent encore franchir une barrière psychologique pour rester dans cette équipe. Mais les qualités sont là.

Quel est le budget du FC Sion pour l'exercice en cours?
9 millions de francs pour l'équipe pro, soit une hausse d'environ 25%. A cette somme s'ajoutent 600 000 fr. pour le secteur de la formation.

Dans ces millions, quel est l'apport financier du président?
La saison dernière, j'ai mis entre 6 et 10% du budget de ma poche, à fonds perdus.

Nestor Clausen a relayé Christophe Moulin sur le banc. Que diriez-vous du premier par rapport au second?
Ils sont assez similaires dans leur fonctionnement. On dirait presque qu'ils sont sortis du même moule. L'un et l'autre ont des tolérances en rapport avec leurs exigences...

Sion s'apprête à retrouver cette semaine la Coupe d'Europe. A ce niveau, quels sont vos derniers souvenirs?
C'est l'affaire du Spartak Moscou en 1997, avec l'histoire des buts trop petits, le protêt que l'on avait déposé et la décision de l'UEFA de faire rejouer le match retour. Par crainte de représailles, j'étais retourné avec Moscou avec des gardes du corps! (ndlr: Sion s'était alors incliné 5-1, après s'être déjà, au préalable, fait sortir par Galatasaray lors des préliminaires de la Ligue des champions)

Depuis, qu'est-ce qui a changé?
En 10 ans, la culture foot a évolué. La Coupe d'Europe ne représente plus une aventure. Aujourd'hui, c'est la routine. On ne part plus dans l'inconnu comme par le passé. On a changé de siècle. Je sais aussi que mon équipe est capable de sortir la tête haute de n'importe quel stade en Europe.

Jeudi, ces retrouvailles européennes emmèneront Sion en Autriche, à Ried, une équipe à votre portée...
Normalement. Je n'ai pas construit cette équipe pour se faire éliminer dès le premier tour. Mais à quoi cela servirait-il de claironner que Sion veut gagner la Coupe de l'UEFA si l'on est incapable de passer l'obstacle autrichien? Le foot, c'est l'éternelle histoire du lièvre et de la tortue. Quand l'on possède une équipe, on n'est pas sûr de réussir; mais quand l'on n'en a pas, on est au moins certain d'échouer! Moi, avec cette équipe, j'ai une équipe pour aller loin.

Championnat, Coupe de Suisse et de l'UEFA: Sion jouant peut-être sur tous les tableaux, quel genre de primes avez-vous prévu cette saison?
Si les gars réalisent le doublé et effectuent un bon parcours européen (16es de finale), ils sont sûrs de pouvoir encaisser 150 000 fr. par personne... S'ils font encore mieux, ce sera bien plus (...) Pour le compte du championnat, on paie aussi au point par rapport au classement. Une victoire peut valoir jusqu'à 2000 frs par personne si Sion est leader.

A plus long terme, quel est votre objectif?
Mon but, c'est de présenter un produit fini pour être intéressant à l'échelle européenne. Raisonner en terme de football ne suffit plus. On ne doit plus parler de match mais de spectacle.

Qui dit spectacle dit nouveau décor. Où en êtes-vous dans la construction de «votre» grand stade à Martigny?
Le dossier financier est bouclé à 80%. Les travaux du centre commercial commenceront le 13 octobre prochain, suivis, six mois plus tard, par la pose de la première pierre du nouveau stade, qui, de par sa conception, sera unique au monde. Le stade sera inauguré en 2009 à l'occasion du centenaire du FC Sion.

Des années durant, vous avez milité en faveur de l'Olympique des Alpes, d'un rapprochement des forces en Suisse romande et de la création d'un seul grand club. Ce projet a-t-il encore un sens?
Non. De par la force des choses, il n'a plus sa raison d'être dès l'instant où Sion a fait le vide autour de lui. Hormis nous, il n'y a plus personne dans l'élite (...) Quand il a fallu se mettre autour d'une table à l'époque, je me suis retrouvé seul. Les chutes du LS et de Servette nous ont définitivement condamnés à nous développer seul. Aujourd'hui, on occupe seul le terrain et, croyez-moi, ce sera dur de nous rattraper!

Avec le recul, que pensez-vous du parcours de l'équipe de Suisse à la Coupe du Monde?
La Suisse a fait ce que l'on attendait d'elle, mais pas plus. Elle a certes donné de la fierté mais cela s'est arrêté là. Son seul vrai exploit, la Suisse l'a signé en se qualifiant contre la Turquie pour le Mondial. Cet exploit-là reste supérieur à sa performance en Allemagne. Quand il a fallu retrousser les manches contre l'Ukraine, on n'a pas su le faire. On n'a pas été fort dans la gestion des tirs au but. Au lieu d'être gonflés à bloc, les joueurs sont partis se cacher derrière le banc. Pour parvenir à ses fins lors de l'Euro 2008, cette équipe doit impérativement s'améliorer dans deux domaines: la phase offensive et l'esprit de compétition. Contre l'Ukraine, à la fin, on a été p'tits Suisses.

L'été a aussi été marqué par le scandale du calcio. Ce qui est arrivé en Italie vous surprend-il?
Il ne faut pas se faire d'illusion. Dans le foot, il y a une corruption active et des pressions passives. Il y a forcément des gens élus qui peuvent avoir des attitudes ambiguës en cherchant à favoriser leur club. Dès qu'il y a des êtres humains, il existe des tentations. Quand on voit que Buffon peut encaisser 4 millions d'euros en pariant 700 000 euros sur un nul entre la Juventus et la Reggina. Pour réduire le risque, il importerait de légaliser les paris sur internet. Le foot n'est pas un milieu où il n'y a que des curés!

A propos, qu'en est-il de votre suspension de 30 mois à laquelle vous a récemment condamné la Commision pénale et de contrôle de l'Association suisse de football suite aux incidents de Kriens, en décembre 2004?
Un recours a bien sûr été déposé. Pourquoi devrais-je être puni pour des faits que je n'ai pas commis? 400 témoins peuvent en témoigner. Désolé, mais il faudra trouver un autre moyen pour se débarrasser de moi!

Etes-vous préoccupé par l'image que vous renvoyez, et si oui, la soignez-vous?
Mon image est faite depuis longtemps, au même titre que ma réputation! Je me présente tel que je suis, cela n'empêche pas certaines personnes de me voir autrement. A l'inverse, d'autres me prêtent des qualités que je n'ai pas. Je ne suis pas non plus le messager boiteux qui parcoure le Valais en prêchant la bonne parole.

Quel est le salaire de Christian Constantin?
Au FC Sion? Moins 900 000 francs par saison! (Rires)


NICOLAS JACQUIER - MARTIGNY (VS)
© Le Matin Online
Le Matin

Publié par obol à 11:59:23 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |