Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Auto 24

«On ne va pas s'arrêter là !» | 18 mars 2006

AMBITIEUX Mercredi à Winterthur, Christian Constantin avait le regard rivé sur son équipe, qu'il sait capable de grandes choses. Photo © Michele Limina FC SION Après avoir mis la Ligue à genoux, Christian Constantin rêve de faire plier YB. En perpétuant la légende de la Coupe écrite par tout un canton

Lors de son retour aux affaires, au printemps 2003, beaucoup, en Valais, avaient ricané, haussé les épaules, pris alors Christian Constantin en grippe. Ces mêmes gens-là, aujourd'hui condescendants, s'inclinent. Après avoir fait plier la Ligue, après avoir refait du FC Sion une machine à gagner, CC va une nouvelle fois marcher sur Berne. Il pourrait déjà fièrement bomber le torse, tirer, pour la gloriole, la couverture à lui, mais c'est mal connaître le personnage. «Dans tout ce que j'entreprends, je ne fais que ce que je dis, explique le patron du FC Sion, s'apprêtant à vivre sa quatrième finale comme président. Je n'ai pas un ego suffisant pour régler des comptes. Je n'ai aucune revanche à prendre sur mes détracteurs ou ceux que j'ai combattus, dès l'instant où la vérité a été rétablie...»

Sur la légende du FC Sion en finale de Coupe: «On se retrouve dans la peau d'un alpiniste, au pied de la dernière paroi. Il reste l'ultime ascension, la plus dure. Jusque-là, il y a eu toute la marche d'approche, avec les sherpas et les camps de base. Pour arriver au sommet, les joueurs devront puiser en eux des qualités qu'ils ne soupçonnent peut-être pas de posséder. Ils devront décupler leurs forces, ce qu'ils sont capables de faire.»

Sur la trouvaille Paulo Vogt (27 buts en 23 matches): «Je le suivais depuis un moment déjà. A l'époque, il avait refusé de venir faire un essai à Tourbillon! Ses statistiques sont extraordinaires. Il faut remonter à l'époque de Josip Skoblar à Marseille pour retrouver la trace d'un attaquant aussi performant et doué. Paulo est né pour marquer. Il me fait penser à Tulio.»

Sur les retrouvailles avec Young Boys: «Pour la première fois, on va rencontrer une équipe qui joue dans une catégorie supérieure. Je pourrai (vous) dire qu'YB est favori à... 50%, mais je pense plutôt qu'il l'est à 80%. Etre favori ne vous donne jamais un but supplémentaire au coup d'envoi! Une légende existe. Notre but est de la perpétuer.»

Sur les émotions d'une finale et le projet de CC: «Une finale se joue avec ses tripes. Elle vous prend là... Ça vous touche dans la chair. Hormis le championnat, nos ambitions ne vont pas s'arrêter à cette finale. Je veux aller au bout de ce que doit être le FC Sion: un grand club européen.»


Nicolas Jacquier
16.03.2006
Le Matin

Publié par obol à 17:45:53 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) |