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CHRISTIAN CONSTANTIN - Le président du FC Sion persiste et signe après son coup de sang dans le vestiaire samedi.
Les murs des vestiaires de Tourbillon auront-ils fini de vibrer pour la venue de Michel Sardou samedi? Ils ont essuyé la plus violente tempête de l'ère Christian Constantin au terme de la défaite contre Lausanne (1-2). Un coup de gueule d'amplitude dix sur l'échelle du président du FC Sion qui de mémoire de joueur n'en compte pas une de plus. «Je ne tolérerai et ne permettrai aucun écart à cette équipe», assène le dirigeant martignerain dans un téléphone portable sur la route de vacances napolitaines. «Je me suis senti trahi samedi, comme jamais au moment où les supporters, les parrains nous suivent et que notre projet remporte une large adhésion. La défaite ne me gêne pas, mais je ne peux pas accepter que nous ne quittions pas le terrain la tête haute. Les meneurs de l'équipe, ou les joueurs censés l'être, ne prennent pas leurs responsabilités. J'ai adressé un message clair à l'intention de tout le monde, joueurs, entraîneur, assistant et autres, si quelqu'un n'est pas content, il peut s'annoncer vers moi et partir. On peut s'en séparer sans problèmes.» Les 14 250 spectateurs présents ont décuplé sa colère. «Un échec dans ces conditions n'est pas sans conséquences économiques pour le club.»
«Il faut des combattants»
Constantin ne porte aucune accusation individuelle même si plusieurs éléments apparaissent dans son collimateur. «Arrêtons de considérer les noms et alignons des joueurs qui veulent défendre les couleurs du club. Ceux qui étaient présents sur le terrain ont-ils cru que leurs qualités leur épargnaient de se battre? Il faut des combattants. Nous avons un préparateur mental, mais je me demande si un massage des seins à la mi-temps transforme les joueurs en guerriers.»
Le dirigeant sédunois ose le parallèle avec son premier passage à la présidence. «Quand j'opérais beaucoup de changements pour régénérer le groupe, on me lançait de l'instabilité à la figure pour expliquer les échecs. Seuls Cauet et Vogt sont arrivés en juin dans l'équipe qui a commencé samedi et qui travaille ensemble depuis avril. La stabilité est là, l'oisiveté s'installe. Mais je ne lâche rien du tout, j'exige beaucoup plus d'engagement cette semaine. Deux résultats positifs à Vaduz, puis à Winterthour sont impératifs pour effacer ce revers.»
La deuxième vie de Constantin
Le manque de combativité n'est pas le seul élément qui figure dans le dossier d'accusation. «Nous avions remarqué contre Lucerne des faiblesses comme les balles arrêtées, la mobilité en attaque, les tirs à mi-distance. Je n'ai découvert aucune amélioration et nous avons payé comptant les conséquences. J'assume mes responsabilités dans les choix des joueurs et de l'entraîneur, je les ai faits. A eux de faire leur travail.»
Revenu de Naples vendredi soir, Constantin écourtera sa deuxième semaine de vacances italiennes.
Appel à la mobilisation totale, pas question d'abandonner. «Ceux qui croient que je pourrai tout laisser tomber se fourvoient complètement. Ce serait criminel de ma part de ne pas aller au bout de cette aventure pour laquelle j'ai bien déblayé le terrain. Je lui consacrerai encore plusieurs années. J'ai eu la chance de commencer tôt, c'est ma deuxième vie comme président dans l'âge idéal à l'approche de la cinquantaine. L'adversité ne m'arrête pas, elle me transcende.» Constantin est plus combatif que jamais. Ça peut faire mal.
STÉPHANE FOURNIER
Le Nouvelliste
Publié par obol à 19:29:17 dans Foot FC Sion Valais | Commentaires (0) | Permaliens
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